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Intérim : le frémissement qui annonce la reprise ?

Loire le 31 juillet 2015 - Emilie Massard - Services - article lu 353 fois

Intérim : le frémissement qui annonce la reprise ?
DR - Les réseaux indépendants s'en sortent plutôt bien

Depuis le début de l'année, l'intérim semble repartir à la hausse, même si l'activité est encore loin d'atteindre le niveau perdu depuis 2008, et que certains secteurs sont encore à la peine. Le marché du travail temporaire voit aujourd'hui se développer de plus en plus de petits réseaux indépendants, qui grignotent la part des majors. Un exemple dans la Loire avec la société Toma Intérim.

De nombreux observateurs économiques affirment que les chiffres de l’intérim sont les premiers à frémir lorsque la reprise économique est là, et qu’ils annoncent une baisse du chômage. Si cette prévision est juste, la baisse tant attendue du chômage pourrait intervenir bientôt, puisque les chiffres de l’intérim sont à la hausse depuis le début de l’année. Un signal positif même si ce n’est pas une envolée, et que nous sommes encore loin du niveau d’activité que le secteur connaissait en 2008, avant la crise.

En mai, la région Rhône-Alpes comptait 62 782 salariés intérimaires en équivalent temps plein, soit une évolution de l’emploi intérimaire de 2,8 % par rapport à mai 2014, en dessous de la moyenne nationale qui enregistre une hausse de 6 %, selon la note de conjoncture éditée chaque mois par les professionnels du recrutement et de l’intérim. La Loire, elle, a connu une hausse de 3,1 % par rapport à l’année précédente. Sur les 5 premiers mois de l’année, l’emploi intérimaire a augmenté de 2,8 % en France, tandis que la région Rhône-Alpes n’enregistre qu’une hausse de 0,4 % sur ce premier semestre par rapport à 2014.

On peut noter également que la tendance diffère selon les secteurs d’activité. Au niveau national, les effectifs intérimaires sont en hausse dans tous les secteurs, à l’exception du BTP, qui enregistre une nouvelle baisse de 5,6 %. En Rhône-Alpes, ce sont les transports et le commerce qui progressent le plus fortement (+ 16,9 % et + 13,9 %). Si les services connaissent une hausse plus modérée (+ 4 %), le BTP recule également dans la région (- 4,9 %). Et alors qu’il représente plus de la moitié des effectifs du travail temporaire dans la région, le secteur de l’industrie recule légèrement lui aussi au mois de mai (- 0,6 %).

Les indépendants s’en sortent plutôt bien

Les chiffres positifs de ces derniers mois ont été ressentis directement par les agences de travail temporaire de la région, et notamment par les réseaux indépendants, qui semblent tirer leur épingle du jeu face aux trois grandes sociétés qui occupent le marché. Dans la Loire, c’est le cas d’une société locale, Toma Intérim, qui se développe depuis plusieurs années. Crée par Michaël Marrel et Virginie Torres en 2006, le réseau Toma Intérim compte aujourd’hui une vingtaine de salariés répartis dans 4 agences en propre dans la Loire et la Haute-Loire. En septembre 2014, Toma Intérim a lancé sa première agence franchisée à Andrézieux-Bouthéon, sous l’impulsion d’Alexandra Bonnassieux et Antoine Barthélémy, et compte bien continuer à développer son réseau.

« Nous avons choisi un fonctionnement différent des autres agences », explique Michaël Marrel. « Nous souhaitons privilégier la proximité avec nos clients et nos intérimaires, rendue possible grâce à l’organisation de nos agences, dans lesquels le travail est réellement partagé, tous nos collaborateurs sont opérationnels sur le terrain. Chez Toma Intérim, le consultant est le seul interlocuteur pour le client et l’intérimaire. » Depuis 2010, Toma Intérim a scindé ses activités dans des agences spécialisées, pour mieux répondre aux besoins de ses clients. La société, qui travaille avec plus de 1 000 intérimaires dans l’année, a réalisé cette année un chiffre d’affaires de 11 M€, en croissance après l’avoir stabilisé pendant 2 ans.

Emilie Massard

La franchise pour se développer

Pour continuer à développer son réseau, les dirigeants de Toma Intérim souhaitent ouvrir de nouvelles agences avec des franchisés, comme ils l’ont fait à Andrézieux-Bouthéon en 2014. « Nous avons quelques contacts au Puy-en-Velay, à Villeurbanne ou à Lyon qui pourraient se concrétiser au deuxième semestre 2015 », précise Michaël Marrel. « On en est au début du déploiement. Avec Virginie Torres, nous sommes d’anciens franchisés, on sait comment cela fonctionne. On souhaite apporter aux franchisés tout le back office dont ils pourraient avoir besoin. » L’objectif : être présents sur le territoire national en ouvrant 4 à 6 agences par an, en propre ou en franchise.



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