Fermer la publicité

Intercommunalités : Bièvre anticipe

Isère le 05 octobre 2015 - Xavier ALIX - Collectivités locales - article lu 318 fois

Nul besoin de prescription préfectorale dans ce cas. Bièvre Isère et la CC de la région saint-jeannaise s'uniront dès le 1er janvier prochain. Explications.

Yannick Neuder

« Ce n’est jamais facile. Derrière, il y a un énorme travail mais c’est vrai que l’initiative est pas loin d’être plébiscitée », constate Yannick Neuder. 50 oui et 5 non : la fusion entre CC de la région saint-jeannaise et Bièvre Isère dont il est le président a largement été approuvée par les conseils municipaux.

Réunie en préfecture le 21 septembre, la CDCI1  l'a validé à son tour. A l’unanimité. Le 1er janvier 2016, le nouvel ensemble comptera ainsi 700 km2 et plus de 50 000 habitants. Démarche d’anticipation, « de droit commun » car hors SDCI2 et lancée « par la volonté d’élus du Saint-Jeannais », précise Y. Neuder, plutôt expérimenté question fusions. Bièvre Isère est en effet née de deux unions précédentes : celles de Bièvre Toutes Aures avec le Pays de Chambaran en 2012 puis de Bièvre-Chambaran avec Bièvres Liers en 2014.
En 2016, l’appellation « Bièvre Isère » sera maintenue malgré l’arrivée de la région saint-jeannaise afin de ne pas reprendre une signalétique récemment revue. « Mais ce qui compte pour la population, ce n’est pas le nom mais d’avoir des services de proximité et de qualité sans que les impôts n’augmentent », estime Y. Neuder. A ses yeux, face à dotations étatiques toujours en baisse (- 6,6 M€ cumulés sur 2015, 2016, 2017 pour les 41 communes Bièvre Isère), le contexte législatif - lois Notre, Alur, métropolisation de Grenoble et Lyon, fin de la compétence générale etc. - a contribué à une prise de conscience locale sur la nécessité de former des ensembles plus vastes pour mieux peser.

« Il vaut mieux être acteur que subir, souligne Y. Neuder, avec la région saint-jeannaise, nous avons le même mode de vie, le même ADN comme c’était le cas des communautés de communes qui ont fait Bièvre Isère. Un territoire plutôt rural qui voit une poussée démographique périurbaine et dépourvu de ville centre. Maillé en revanche par plusieurs centralités de 3 000, 4 000 ou 5 000 habitants, souvent chefs-lieux de canton. » Quid des 5 communes ne voulant pas de cette fusion ? « Aucun problème, on ne va pas chercher à les retenir si elles veulent rejoindre la Capi ou le Pays viennois. » Les prescriptions préfectorales intégraient bien évidemment cette fusion… tout en lui ajoutant la CC de Beaurepaire. Ensemble encore plus vaste que Y. Neuder verrait aussi d’un très bon œil : « ce sont les mêmes problématiques territoriales, le même Scot, le même territoire tel qu’identifié par le Département. La proposition est logique. »

Xavier Alix

1Commission départementale de la coopération intercommunale
2Schéma départemental de coopération intercommunale

 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide