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Insertion - 49 emplois menacés à l’ARTP de Roanne

Loire le 04 février 2014 - Aline Vincent - Actualités - article lu 769 fois

Insertion - 49 emplois menacés à l’ARTP de Roanne
La direction prévoit d'économiser 35 000 EUR par mois (© DR)

Confronté à un contexte économique difficile, l’ARTP (Atelier Roannais de Travail Protégé), renommé Etape Roanne en 2009, a été placé sous procédure de sauvegarde en juillet 2013, mesure prolongée jusqu’en juillet 2014.

En cause, la perte de marchés et la baisse du chiffre d’affaires de cette société qui assure des missions de sous-traitance dans divers domaines (mécanique…). Après une première baisse de 30 % des volumes d’affaires en 2009, une autre de 20 % a suivi début 2013, ARTP a subi une perte sur ces deux dernières années de 400 000 €. Dans ce contexte, la direction de l’entreprise gérée par l’Arepsha (association pour la rééducation professionnelle et sociale des handicapés) a annoncé les licenciements de 49 salariés, dont 40 travailleurs handicapés sur les 140 que compte l’effectif. L’intersyndicale CGT-CFDT de Roanne dénonce l’atteinte de travailleurs fragilisés par le handicap. Sans nier les difficultés économiques, elle s’est faite assister par un cabinet d’experts pour trouver des solutions alternatives. Sans avoir pu trouver un terrain d’entente avec la direction après plusieurs réunions de négociations, un débrayage d’une heure était organisé lundi dernier pour alerter l’opinion publique. « Que ce soit clair, martelait Serge Lenoir, secrétaire de l’union locale de la CGT, face aux salariés, on n’ira pas négocier un plan social. On se battra pour obtenir zéro licenciement sec.» Les salaires des travailleurs handicapés sont pris en charge à hauteur de 80 % par l’Etat. En 2013, l’ARTP aurait perçu 1,6 M€ des pouvoirs publics. L’intersyndicale dénonce une mauvaise organisation du travail, un outil de travail obsolète, un manque d’investissements et l’unique recherche de productivité de la part de la direction. « On oublie qu’il s’agit de travailleurs handicapés, rappelait Jean-François Peyrard, délégué CGT. Cette entreprise a certes une vocation économique, mais aussi sociale.» « Cette catégorie de salariés devrait être mieux protégée par le Code du Travail », ajoutait Bruno Villeneuve, pour la CFDT. Les négociations poursuivies le lendemain, mardi 28 janvier, ont abouti à une nouvelle impasse. « Nous sommes venus avec des propositions, notamment une autre organisation du travail, témoigne Bruno Villeneuve. La direction prévoit d’économiser 35 000 € par mois et préserverait cinq salariés supplémentaires. Nous arrivons à la même somme à 100 € près, mais en sauvant 23 emplois de travailleurs handicapés ». Face à ce nouvel échec, l’intersyndicale réclame une table ronde en sous-préfecture avec les acteurs concernés.


Aline Vincent



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