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Inondations : quatre villages au secours de Lyon

Isère le 30 octobre 2015 - Claire Thoinet - Nord-Isère - article lu 273 fois

Inondations : quatre villages au secours de Lyon

Au Bouchage, le risque inondation et les pompes attelées à réguler les eaux du Rhône ont été abordés avec Fabien Mulik, vice-président délégué du Département et Gilbert Mergoud, président du SIDCEHR.

En 1856, Lyon est sous les eaux à la suite d’un mois de précipitations, comme les deux tiers du territoire français. Une loi de 1858 ordonne grands travaux de protection et gestion des crues du Rhône. Des sites sont déclarés zones innondables pour ralentir le débit du fleuve en amont de la grande ville, comme la plaine de Miribel-Jonage, mais aussi celle du Bouchage, de Brangues, des Avenières (38) et de Saint-Benoît (01). Ce rôle de vase d’expansion assigné il y a plus de 150 ans existe toujours.
Les quatre communes, réunies en syndicat intercommunal de défense contre les eaux du Haut-Rhône, gèrent les ouvrages de garde (stations de pompage, vannes) construits par la CNR il y a 30 ans. La vieille installation surveille le débit du fleuve. Jusqu’à 1 600 m3/s, celle-ci protège la plaine. Au-delà, les pompes s’arrêtent, les vannes s’ouvrent. La zone d’expansion des crues protège Lyon. Les villages sont sous les flots sans aucune compensation venant de l’agglomération lyonnaise.
Mais, deux des quatre pompes de la station de relevage rive gauche sont hors d’usage. Le SIDCEHR, présidé par Gilbert Mergoud, s’active à leur remise en fonctionnement qui exige des finances à la taille de ces mastodontes (7,5 tonnes, 4,5 mètres de long). Plutôt que leur remplacement (420 000€ HT chacune), le syndicat a décidé de les réhabiliter (140 000€ l’une). Après enlèvement, diagnostic et réparation, la première pompe qui a fait l’objet de ces soins est de retour, retrouvant, après une long voyage jusqu’à Arnage (72) et une manœuvre spectaculaire des engins de levage, emplacement et fonction.
La recherche de financement pour continuer l’entretien s’avère nécessaire. déjà, la compagnie nationale du Rhône (CNR) contribue avec 40% du fonds Barnier, les Départements de l’Isère (50 000€) et de l’Ain (20 000€) ont assuré mettre la main à la poche. L’inconnu vient de la ville de Lyon, première bénéficiaire de la bonne marche des équipements voire de leur remise en état. Elle brille par son silence plus que par son refus.
Le SIDCEHR, membre du comité technique pour l’élaboration de la stratégie locale de gestion du risque inondation (SLGRI) de Lyon, pourra-t-il enfin avoir une réponse positive lors de la prochaine réunion de cette instance.

Claire Thoinet


La mise en place de la pompe


 



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