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Industrie - Nexter : pas d’opposition CFDT à l’alliance avec KMW

Loire le 09 septembre 2014 - Louis Pralus - Roannais - article lu 702 fois

« La charge est bonne en production et en étude.

Certains produits se terminent, d’autres montent en cadence. » De belles commandes : Aravis, un gros 4 x 4 en dix versions pour l’Arabie saoudite, soit 117 véhicules. C’est du travail jusqu’à mi 2016, « c’est le projet porteur d’aujourd’hui. » Toujours pour l’Arabie saoudite il y a le Caesar et aussi le Caesar Indonésie qui montera en cadence en 2015. Reste une attente de confirmation du Qatar et le programme Titus qui intéresse des pays du golfe et des pays de l’Est. Celui-ci rendrait à Nexter sa compétence acier qui avait été arrêtée il y a une dizaine d’années avec les Leclerc. Pour la France, il y a la série VBCI : 630 véhicules seront finis fin novembre, s’y ajoute l’avenant 9 VBCI, remise en état de véhicules, apportant 12 000 heures de charge. Enfin, il serait confié également 2 VP Leclerc de plus. « Le secteur qui conserve la meilleure activité est l’assistance client qui engrange des contrats au fil de l’eau en plus des activités des parcs d’entrainement », commente Daniel Coutaudier. Mais pour 2016, la vision de la charge fait apparaître un sureffectif de 40 à 50 directs, environ 50 % des effectifs de production. Avec la fin d’Aravis en juin 2016 la charge de Roanne chute. Quant au sujet qui fait l’actualité de Nexter, l’alliance avec l’entreprise allemande KMW et la privatisation qui interviendra, il ne fait pas l’objet d’un rejet de la part de la CFDT contrairement à la CGT. « Il n’y a pas eu création d’une Europe de la défense, ce sont les industriels qui poussent à créer un consortium face aux pays émergents et aux états-Unis. Les regroupements sont indispensables. Sur le principe d’une alliance on n’est pas contre mais on veut savoir les conséquences sur l’emploi. KMW est plus fort que nous à l’export, il pourrait être bon pour nous de ce côté... Ce qui intéresse KMW c’est notre progression. La privatisation ne nous gêne pas, la seule question est : l’alliance sera-t-elle favorable à Nexter ? », s’interroge Daniel Coutaudier.


Louis Pralus



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