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Industrie - La Compagnie Française des Crayons, une progression à 2 chiffres

Loire le 01 mai 2014 - Aline Vincent - Actualités - article lu 931 fois

Industrie - La Compagnie Française des Crayons, une progression à 2 chiffres
Franck Allilaire compte bien poursuivre sa politique de croissance externe (D.R.)

Cédée en 2012 au départ à la retraite de son dirigeant, la société CFC (Compagnie française des crayons) est en progression de chiffre d’affaires de 12 % à près d’1,9 M€ (une vingtaine de salariés).

Le fabricant de crayons bois comme support publicitaire (papier, couleurs) ou à usage professionnel (artisans), bénéficie de la synergie créée avec la société Cottel (Cusset – 03) appartenant à son repreneur, Franck Allilaire. « A l’origine, l’activité de Cottel est basée sur l’objet publicitaire d’importation, explique le dirigeant. « Nous avons souhaité en 2011 lancer une gamme fabriquée dans nos ateliers. Elle représente aujourd’hui 30 % des volumes ». Cottel dégage un chiffre d’affaires en progression régulière à 7,1 M€ (dont 15 % à l’export) et emploie 80 salariés. Pour poursuivre cette stratégie, Franck Allilaire cherchait à reprendre une PME du même créneau. C’est dans cet esprit qu’il rachetait CFC, entièrement orientée sur le produit français. La société est par ailleurs labellisée « Entreprise du patrimoine vivant ». L’offre élargie a boosté l’activité des deux sociétés. Les 1 700 clients distributeurs de Cottel se sont rajoutés aux 400 de CFC tandis que la force commerciale a été renforcée. « Sur ces deux années, nous sommes globalement en progression de + 27 % sur un marché de la publicité en recul de - 40 %. Nous avons encore des marges de progression, notamment en France. »
CFC développe parallèlement un département loisirs créatifs. La société fabrique pour le compte du leader mondial du secteur. Des investissements (1,5 M€ pour Cottel et 120 000 € pour CFC) et des embauches ont également bénéficié aux deux entreprises. Un marché de niche porteur basé sur un savoir-faire français, la sortie régulière de nouveaux produits (comme le crayon marqueur à mine fluo qui ne sèche pas…) et la réactivité de l’entreprise capable de produire à partir de petites quantités dans des délais très courts (3,5 jours) semblent expliquer ces résultats. Une nouvelle organisation a aussi permis de réaliser des économies d’échelle impactant positivement la rentabilité. Après cette reprise réussie, Franck Allilaire se déclare prêt aujourd’hui à procéder à une nouvelle opération de croissance externe « dans le même créneau ».  

Aline Vincent



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