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Impôts sur le revenu : 2017 année de transition

Isère le 21 avril 2017 - Elisabeth Laverdant - Société

Impôts sur le revenu : 2017 année de transition
Elisabeth Laverdant - Les déclarations papiers sont amenées à disparaitre au profit de la déclaration en ligne

Dernière année avant l'arrivée du prélèvement à la source. Alors 2017 sera bel et bien une année de transition pour l'impôt sur le revenu. En Isère, il rapporte 1,3 Mds €. Quelques nouveautés sont au rendez-vous dans la déclaration.

L’Isère, c’est 680 000 foyers fiscaux. Et parmi eux, la moitié est imposable. C’est dire si la Direction départementale des finances de l’Isère est sur le pied de guerre. Car ça y est : les feuillets bleus ont peu à peu envahi les boites aux lettres et déjà le compte à rebours est lancé pour rendre sa déclaration dans les temps. « Numériquement, c’est un défi pour nous », précise Philippe Leray, directeur départemental des finances publiques. Selon la direction départementale, tout est mis en œuvre pour aider les usagers à remplir correctement leur déclaration. Une aide précieuse quand on sait que celle-ci comporte des nouveautés.

Il y a d’abord la dématérialisation. La déclaration des revenus en ligne se répand de plus en plus. En 2016, l’Isère comptait 51,85 % de télé-déclarants. « Cette année, on devrait prendre dix points supplémentaires », ajoute Christian Boulais, directeur du pôle gestion fiscale. Des chiffres qui s’expliquent par l’obligation, selon le montant de l’avis d’imposition, de déclarer ses revenus en ligne. En clair : cette année, si le montant de 2016 est supérieur à 28 000 €, il faudra obligatoirement déclarer ses revenus sur le web. L’année dernière, le plafond était à 40 000 €. En 2017, il sera de 15 000 €. A noter que la télé-déclaration permet de bénéficier d’un délai plus long. Il faudra avoir rempli sa déclaration avant le 17 mai pour la version papier et avant le 30 mai pour la version en ligne.

Une baisse d’impôts de 200 €

2017 devrait être synonyme de bonne nouvelle pour environ 70 000 personnes en Isère. En effet, une mesure d’allègement pour les contribuables faiblement imposés a été mise en place. En France, 5 millions de personnes vont voir leurs impôts baisser. Une diminution pouvant aller jusqu’à 200 €.

Si le prélèvement à la source est pour demain, il faut le préparer. C’est à cela que va servir 2017. Ainsi, les contribuables devront ajouter à leur déclaration un Relevé d’identité bancaire (RIB). « Nous voulons avoir accès au bon relevé bancaire dans une optique de restitution », rassure Philippe Leray. Du nouveau, il y en a aussi dans la déclaration des enfants de plus de 15 ans. Il faudra désormais renseigner l’état civil complet de ces enfants à charge. Il s’agit tout simplement de leurs noms, prénoms et lieux de naissance. Le but : prévoir le prélèvement à la source dans la perspective de leur premier emploi. Autre nouveauté : un feuillet dédié aux réductions et aux crédits d’impôts.

Un site Internet rénové

Enfin, une innovation historique est prévue pour cette année. Il s’agit de la suppression du bénéfice agricole forfaitaire. Il est remplacé par le régime réel simplifié. Les contribuables concernés devront remplir quatre cases : les recettes 2016, les bénéfices imposés 2014 et 2015 ainsi que l’année de création. Un changement qui s’inscrit dans cette démarche de transition initiée cette année. En Isère, 4 200 contribuables en sont bénéficiaires.

Tous ces changements, il faut bien sûr les accompagner. Pour éviter le casse-tête de la déclaration d’impôts, le site Internet impots.gouv.fr a été rénové. « Un très gros travail d’ergonomie a été effectué. Le tout en partenariat avec les contribuables », souligne Philippe Leray. Au-delà d’effectuer leur déclaration, les usagers pourront aussi déposer une réclamation, poser des questions… « C’est un vrai bouquet de services offerts dans l’espace particulier », note-t-on à la Direction départementale des finances publiques de l’Isère.

Elisabeth Laverdant

Le prélèvement à la source, c’est demain

La réforme du paiement de l’impôt doit avoir lieu au 1er janvier 2018. Autrement dit, demain. En 2016, l’impôt sur le revenu représentait 71,8 Md € pour l’Etat. Alors, il faut que ça marche. « On travaille d’arrache-pied à mettre en place cette réforme avec les collecteurs », insiste Christian Boulais. Les collecteurs ? Comprenez les employeurs. Une phase test doit être lancée au mois de juillet avec les grandes entreprises. Le but : « que la tuyauterie fonctionne bien ». Le prélèvement à la source suscite beaucoup d’interrogations, notamment celle de la confidentialité. Mais chacun se veut rassurant en garantissant que c’est simplement le taux d’imposition qui sera fourni à l’employeur.



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