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Immobilier - Pas de progression du marché en vue

Loire le 16 janvier 2014 - Daniel Brignon - Immobilier et BTP - article lu 417 fois

Immobilier - Pas de progression du marché en vue
Guy Giraud envisage une année 2014 à la stabilité des prix et des volumes d'affaires (D.R.)

« En 2013 le marché immobilier a été en volume d’affaires équivalent à 2012, une année pas très bonne mais pas catastrophique.

Ce n’est pas une bonne année, mais pas une mauvaise année non plus », résume le président de la Fnaim Loire-Sud, Guy Giraud. Il met le doigt tout particulièrement sur une évolution des prix contrasté en 2013. Tandis que Loire Sud dans son ensemble connaît une stabilité des prix, voire dans certain secteurs une hausse des prix qui a pu atteindre 2,5 %, 2013 a été une année de « baisse historique » des prix à Saint-Etienne, que Guy Giraud évalue à 10 %. Les prix de vente de l’ancien sont descendus à Saint-Etienne en dessous de 1 000 € le m2, témoignant selon le président Giraud de « la paupérisation inquiétante » de la ville et d’un marché particulièrement détendu devant une offre abondante, une vacance évaluée à 7 000 logements…
Guy Giraud n’envisage pas une poursuite de baisse aussi forte des prix Saint-Etienne en 2014. « Nous prévoyons un fort ralentissement de la baisse des prix en 2014, que l’on espère contenir à 2,5 % à Saint-Etienne. Ce serait un rythme de baisse quasi normal dans une période baissière, sachant que nous sommes dans un cycle de baisse de l’immobilier. Les cycles se succèdent sur des périodes relativement longues : 6 à 7 ans de baisse, 6 à 7 ans de hausse. » Les prix sur l’ensemble de Loire Sud devraient en 2014 se tenir à la stabilité, de même que le volume des transactions. C’est une année en demi-teinte, sans évolution notoire qu’envisagent les professionnels de l’immobilier, préoccupés toutefois par les évolutions fiscales et législatives. Beaucoup d’incertitudes demeurent en effet aux yeux des agents immobiliers sur l’issue de la loi Alur de Cécile Duflot qui doit se discuter en deuxième lecture en février prochain à l’Assemblée. La question reste encore à trancher de la gratuité des honoraires de location prévue dans la loi, qui entrainerait, souligne Guy Giraud, la disparition 10 000 emplois dans les agences en France. Autre incertitude sur l’instauration de la Gul, la Garantie universelle des loyers. « On ne sait pas ce que ça va coûter et qui va la payer », remarque Guy Giraud dans l’attente d’éclaircissements qui ne seront pas sans conséquences pour la profession.

Daniel Brignon



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