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Immobilier : les prix toujours en baisse dans la Loire

Loire le 07 avril 2015 - Mathieu Ozanam - Immobilier et BTP - article lu 2243 fois

Immobilier : les prix toujours en baisse dans la Loire

Les notaires de la Loire ont présenté les évolutions du marché immobilier résidentiel en 2014. Un constat dressé à partir des transactions effectuées dans l'ensemble du département. Année après année le marché reste orienté à la baisse.

« Notre département est le moins cher de tout Rhône-Alpes », introduit cette année encore Me Wilfrid Merle au cours de la présentation des dernières tendances du marché de l’immobilier de la Loire à la chambre des notaires. Traduit en termes choisis, les notaires parlent de « prix compétitifs » ou nuancent en soulignant combien « les prix de Saint-Etienne sont attractifs ».

Concrètement cela signifie que le marché continue globalement à se déprécier. Au cours de 2014 l’indice des prix a baissé de 2,4 % pour le secteur des appartements anciens, à comparer à la baisse de 1,2 % au plan régional. Sur les 5 dernières années, le différentiel est encore plus net : - 8,6 % pour la Loire (et – 16,6 % pour Saint-Etienne) pendant que l’indice des prix a progressé de 10,1 % en Rhône-Alpes. « Les prix sont quasiment les mêmes qu’en décembre 2004 », résume Me Wilfrid Merle.
A Saint-Etienne les prix médians constatés au cours des transactions d’appartements anciens s’établissent à 1 040 € du mètre carré, en baisse de 5 %. Le quartier de Villeboeuf-Fauriel-Vivaraise est le plus recherché avec un prix du mètre carré de 1 140 €, en baisse il est vrai de 10 % en l’espace d’un an. Le mètre carré dans le quartier Valbenoîte Bernay-Val Furet est le moins cher à 870 €. En centre-ville, le mètre carré à 1 030 € accuse une baisse de 3,6 %. Il s’agirait presque d’une bonne nouvelle en considérant que les prix avaient baissé de 17,6 % l’an dernier.
Et la tendance du premier trimestre 2015 n’est guère encourageante. Les compromis de vente font apparaître un prix médian à 980 € à Saint-Etienne, soit une baisse de 6,9 % en 3 mois. Les notaires osent cependant évoquer une lueur d’espoir : « on peut penser que nous avons aujourd’hui enregistré à Saint-Etienne le plus gros de la baisse. Nous pouvons donc tabler sur une stabilité des prix aujourd’hui ». En termes plus crus : les prix sont tellement bas qu’ils ne peuvent guère baisser plus. Un sentiment étayé par une analyse : « les prix attractifs associés à des taux d’intérêt historiquement bas concourent au retour des primo-accédants et au maintien du volume des ventes. »

Les prix médians par mètre carré dans les appartements anciens

Une meilleure situation pour les maisons anciennes

Pour le secteur des maisons anciennes, le bilan est moins sombre. En 2014 le marché a baissé de 1,1 %, pendant qu’il en était en régression de 0,4 % en Rhône-Alpes. Sur les 5 dernières années il a progressé de 4,5 % dans la Loire (6,5 % au plan régional).
Le secteur de la plaine du Forez Sud est stable (- 0,1 %) avec un prix médian qui s’établit à 195 000 €. La périphérie stéphanoise continue à attirer avec un prix médian pour une maison ancienne à 181 000 €. Le prix des maisons anciennes à Saint-Etienne est de 177 000 € (+ 1,1 %), une situation que les notaires expliquent par la relative rareté de ces biens sur la ville.
Veauche apparaît en tête des communes les plus chères avec un prix médian à 217 000 € (+ 7,4 %), suivie de Sorbiers (208 200 €) et Saint-Chamond (202 000 €, + 11,3 %). Le prix médian constatés dans l’ensemble du département est de 152 000 € (- 2,6 %).

Cependant les avant-contrats, autrement dit les promesses de vente enregistrées au cours du 1er trimestre 2015, laissent apparaître des prix médians en nette diminution par rapport à l’an dernier : 155 000 € l’an dernier contre 138 500 € actuellement.

Mathieu Ozanam

Quel profil pour les acheteurs ?

A chaque tranche d'âge son produit phare. Les 29 ans et moins portent plus volontiers leur choix vers les terrains à bâtir, ils sont 29,3 % de leur tranche d'âge à le faire. Et un bon quart à préférer les appartements anciens.

Les 30-39 ans sont également friands de terrains à bâtir (37,2 % de leur tranche d'âge), avec en second choix les maisons anciennes (34,2 %). Les 40-49 ans préfèrent les maisons anciennes (22,6 %), tandis que les 50-59 ans optent davantage pour des appartements neufs (19,6 %). Une tendance qui se confirme à partir de 60 ans et qui peut s'expliquer par les normes d'habitabilité et de confort.

Les plus de 60 ans constituent une classe d'âge en constante augmentation depuis 2004, même s'ils ne représentent pour l'instant que 13 % de l'ensemble des acquéreurs de biens immobiliers. Les 30-39 ans composent une part de 30 % des acheteurs tous biens confondus.

L'origine géographique des acqéreurs fait apparaître que les Stéphanois constituent 57 % des ventes à Saint-Etienne. En revanche les secteurs de la plaine du Forez, nord (64 % et 63 %) et sud, accueillent très majoritairement des acheteurs de la Loire qui n'étaient pas auparavant résidents dans leur commune d'adoption. A noter que le Pilat attire un nombre important d'acquéreurs de Rhône-Alpes (28 %), sans doute un effet de la proximité de l'Ardèche et de l'Isère.



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