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Immobilier, Jacques Chanut : « Des contraintes normatives trop nombreuses »

Isère le 16 mars 2015 - Laurent Marchandiau - Immobilier et BTP - article lu 165 fois

Immobilier, Jacques Chanut : « Des contraintes normatives trop nombreuses »
(photo Laurent Marchandiau) - De gauche à droite, Olivier Gallais, président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers des Alpes et Jacques Chanut,

Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment, et entrepreneur isérois, et Olivier Gallais, président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers des Alpes, ont débattu lors d'une table ronde organisée à la chambre des notaires de l'Isère de l'avenir du marché immobilier.

Les problèmes inhérents au marché immobilier ne sont pas nouveaux. Hausse des recours, coûts de la construction de plus en plus élevés liés aux contraintes normatives et réglementaires… les freins sont multiples. Des questions largement débattues lors d’une table ronde organisée par la chambre des notaires de l’Isère avec pour invités d’honneur, Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment et Olivier Gallais, président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers des Alpes, le 5 mars dernier.

« Le logement neuf représente 25 % de notre activité. Or l’immobilier coûte trop cher. En l’espace de 25 ans, les coûts de construction ont augmenté de 55 % », souligne Jacques Chanut. Or pour une opération immobilière, ces coûts représentent 43 % (55 % il y a quelques années) tandis que l’acquisition des terrains et leur aménagement 25 %. » Aujourd’hui, les primo-accédants ne peuvent acheter. » Et de poursuivre : « le problème du coût de l’immobilier s’avère une contrainte à la mobilité professionnelle, empêchant les mutations et les promotions personnelles. » Mais l’un des facteurs importants du coût de l’immobilier réside dans les contraintes réglementaires et normatives représentant près d’un tiers des charges. Autre problème, celui des recours.
« Un recours gracieux retarde l’opération pendant quatre mois. Il s’ensuit un recours au tribunal administratif occasionnant des retards pouvant aller jusqu’à deux ans. Or nous savons qu’au bout de trois ans, les demandes ont évolué et l’opération prévue originellement ne correspond plus au besoin du marché.

Il faut donc redéposer un permis de construire », indique Olivier Gallais. Sans compter que des maires de certaines communes, sous la pression de leurs administrés, tendent à freiner l’obtention de permis de construire. « Il y a eu une peur de construire des logements. Certains dossiers de dépôt de permis de construire complet nous reviennent incomplet seulement pour gagner du temps », indique Olivier Gallais. Et Jacques Chanut de conclure : « Aujourd’hui, on veut le risque zéro ! »
 

Laurent Marchandiau



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