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Immobilier : Grenoble, une baisse dans le collectif ancien

Isère le 15 mars 2015 - Laurent Marchandiau - Immobilier et BTP - article lu 588 fois

Immobilier : Grenoble, une baisse dans le collectif ancien

Le marché immobilier sur Grenoble intramuros s'avère délicat à aborder en raison de la disparité des quartiers. Selon l'observatoire du marché immobilier des notaires pour 2014, la tendance est à la baisse dans le collectif ancien.

Grenoble reste un marché assez éclaté qui demande une analyse fine, quartier par quartier. Les secteurs au nord des grands boulevards restent les plus prisés contrairement à ceux au sud. Le prix médian est de 2240 €/m² dans l’ancien (-1,8 % par rapport à 2013) sur Grenoble intramuros avec d’importants écarts. L’hypercentre concentrant 23 % des ventes d’appartements anciens voit ses prix diminuer de 3,1 % à 2630 €/m², de même pour l’Île Verte (-5,9 % à 2610 €/m²) et Berriat (-5,9 % pour 2310 €/m².) Le secteur d’Europole et du CEA reste le plus cher (2820 €/m², stable) tandis que le quartier Teisseire enregistre la plus forte baisse (-10,3 % à 1770 €/m².)

« Il y a une érosion des ventes sur le marché très haut de gamme tandis qu’au niveau des logements anciens, les volumes d’activités sont proches de la demande naturelle, les acquéreurs privilégiant les T3 et T4 au détriment des petites surfaces. À noter que les primo accédants se sont faits rare sur 2014 eu égard au durcissement des conditions d’accès aux prêts et de l’accès à l’emploi », indique Me Gabriel Nallet, notaire.

Certains biens subissent une perte d’attractivité notamment ceux de type plan Courant datant des années 60-70 nécessitant d’importants travaux de réhabilitation et n’étant plus adapté à la demande actuelle. « Il y a un risque de déshérence au niveau du parc ancien », note Me Gabriel Nallet tout en ajoutant « qu’il n’y a jamais eu un écart aussi important entre le neuf et l’ancien. » Si le marché immobilier à Grenoble semble stagner, caractériser par une absence des investisseurs, des signes positifs sont présents pour un redémarrage en douceur.

« Le prêt à taux zéro plus (PTZ+), la loi Pinel, l’abattement de 30 % sur les terrains à bâtir… toutes ses mesures vont dans le bon sens », note Édouard Malatray, notaire. Pour Me Gabriel Nallet, « il y a un atterrissage en douceur du marché qui s’éternise. Cette année, il est possible que les volumes des ventes augmentent avec le maintien de taux d’intérêt bas. »
L.M.

 



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