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Immobilier d’entreprises : un fort ralentissement

Loire le 06 juin 2014 - Mathieu Ozanam - Agglomération stéphanoise - article lu 730 fois

« Jamais le nombre de mètres carré de bureaux disponibles n’a été aussi important à Saint-Etienne et dans toute l’agglomération », décrit Bertrand Serre, directeur associé de GIT Immobilier.

En tout ce sont 67 470 m2 en Loire Sud, dont 58 600 m2 uniquement pour Saint-Etienne Métropole, qui attendent des preneurs. Car le problème ne réside pas tant dans la quantité disponible que dans la faible demande en face. La demande placée en 2013 a plafonné à 21 115 m2. « Une entreprise déménage quand elle a besoin d’adapter à la hausse ou à la baisse la superficie de ses bureaux selon le nombre de ses salariés ; quand elle souhaite se donner une nouvelle dynamique ; quand elle souhaite faciliter son accès. » Vu sous cet angle, le centre-ville de Saint-Etienne cumule les inconvénients. En 2013 seuls 390 m2 (soit 1,85 %) du marché ont été placés au cœur de ville.

Le marché de bureaux

L’offre de bureaux tertiaires était concentré au 1er mai à 65 % dans le neuf (44,5 % dans le neuf livré, soit 30 015 m2 et 21 % en cours de commercialisation, soit 14 265 m2). Les efforts portés depuis plusieurs années sur le secteur de Châteaucreux se traduisent par une offre importante. Il reste encore 10 500 m2 disponibles sur les trois immeubles Luminis (dans lequel est le siège de Saint-Etienne Métropole), Horizon (où vient d’aménager l’Etablissement français du sang) et le White Carbon. Près de 4 000 m2 devraient prochainement trouver acquéreur.

Le site de Métrotech à Saint-Jean-Bonnefonds offre 15 000 m2 de surfaces disponibles. « Si la commercialisation a rencontré des difficultés les premières années, le site proposait alors uniquement des immeubles à un seul utilisateur de plus de 1 000 m2, l’offre commerciale est aujourd’hui tout à fait adaptée aux demandes », estime Bertrand Serre. Problème : outre les difficultés d’accès, Châteaucreux présente des offres concurrents avec des programmes neufs, tandis que le parc technologique paraît déjà comme de l’ancien rénové.

Le Technopôle a connu des années fastes entre 2008 et 2013 avec 15 000 m2 de surface tertiaires vendues. Une demande soutenue par l’attrait de la zone franche urbaine sur le bas de la colline de Montreynaud. Il reste 5 900 m2 disponibles.

La demande placée de bureaux est en net repli. « La crise économique cumulée à la crise de confiance n’encouragent pas les entrepreneurs et les investisseurs à initier de nouveaux projets. » Sur la zone Manufacture Plaine Achille, le « quartier créatif », 21 115 m2 ont été placés en 2013. La valeur du mètre carré de bureaux neufs à la location est en baisse de 10 % depuis 2011. Elle se situe entre 135 et 180 €/m2. A la vente les valeurs oscillent entre 1 750 et 2 250 €/m2.

Le marché des locaux d’activités

« L’offre de locaux au 1er janvier sur le secteur Loire Sud est de 186 803 m2, soit un recul de 21,97 % sur l’ensemble des deux années écoulées, expose Vincent Guerrier, négociateur de GIT Immobilier. L’année 2013 enregistre une baisse de la demande exprimée à 138 455 m2, alimentée par des sociétés de mécanique de sous-traitance et de précision, de construction de machines spéciales ou de biens d’équipements et des sociétés de maintenance. » Les surfaces proposées sont au deux tiers inférieurs à 1 000 m2. Le secteur nord de Saint-Etienne propose 61 558 m2, soit 33 % du total. Le site Jean-Caby à Saint-Priest-en-Jarez reste disponible, ainsi que l’ancien tènement Santex et la Grande Halle du Technopôle. La vallée du Gier arrive en seconde position avec 38 568 m2.

La demande placée des locaux d’activités a été de 128 901 m2, dont 114 400 m2 en transactions (vendus ou loués). Les valeurs de locations dans le neuf sont stables sur 5 ans (entre 48 et 58 €/m2). A la vente l’évolution est faible, de l’ordre de 5 % (entre 450 et 600 €/m2)/

Mathieu Ozanam

Ilôt Poste Weiss

Le groupe Vinci va prochainement lancer les travaux sur le tènement de l’ilôt Poste Weiss. Vraisemblablement en octobre 2014. Avec en ligne de mire l’Euro de football 2016. Saint-Etienne accueillera 4 matches et, si peut-être l’équipe de France si les Bleus terminent 2e de leur groupe. Les hôtels prévus dans le projet devront être prêts à temps. Les bureaux, eux, devraient être livrés à l’automne 2016. GIT Immobilier a été mandaté par Vinci pour leur commercialisation.



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