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Immigration - Cinq jeunes albanais et congolais menacés d’expulsion

Loire le 23 janvier 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 381 fois

L'examen cette semaine par la justice du cas de trois jeunes Albanais et deux Congolais menacés d'expulsion après avoir atteint leur majorité, a suscité de nombreux soutiens à Saint-Etienne, du fait de la bonne intégration des intéressés.

Le tribunal administratif de Lyon doit rendre une décision début février sur la demande d’annulation de refus de délivrance d’un nouveau titre de séjour à chacun d’eux, et sur l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) signifiée à ces cinq jeunes de 18 ans scolarisés au lycée ou en apprentissage.
Près de 150 personnes, dont des camarades de classe, sont venus manifester leur soutien à Fatos et Rhaman, Mirush, Djimy et Pedro, le 16 janvier, au foyer Habitat jeunes Clairivvre où ils résident dans le cadre de leur placement auprès de l’Aide sociale à l’enfance. Monique Garnier, la présidente de l’association gestionnaire de cette résidence financée principalement par le conseil général, a souligné « l’absence de vraie motivation du rejet, fin novembre, des recours gracieux déposés devant le ministère de l’Intérieur ». « Celui qui laisse passer une petite injustice laisse passer d’autres injustice », a pour sa part déclaré André Friedenberg, l’adjoint au maire de Saint-Etienne en charge des relations internationales et de la coopération.
Me Arnaud Cuche, avocat des jeunes majeurs « dont la volonté d’intégration et la chance de réussite s’illustre par leur excellent parcours scolaire, depuis qu’ils sont en France voici environ un an et demi » estime que « leur principal tort aux yeux de l’administration c’est qu’ils y résidaient depuis moins de 2 ans lorsqu’ils ont atteint l’âge de la majorité. Il ajoute être « confiant quant à la décision du tribunal administratif car à l’audience de mardi le rapporteur public a demandé l’annulation des décisions de la préfecture de la Loire concernant un de mes clients ». De son côté, le collectif de soutien coordonné par le Réseau éducation sans frontière qui devait affréter un car de soutien pour Lyon, jeudi matin, déclare que près de 3 000 personnes ont signé une pétition de soutien.

Denis Meynard



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