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Cyclisme : il s'attaque au record de France de l'heure

Loire le 04 avril 2015 - Daniel Brignon - Sports - article lu 740 fois

Cyclisme : il s'attaque au record de France de l'heure
Daniel Brignon - À 32 ans, François Lamiraud, « mûr » pour l'extrême

Stéphanois d'adoption, le cycliste amateur François Lamiraud va tenter, le 11 avril prochain, de faire tomber le record de France cycliste de l'heure détenu depuis 1958 par un autre Stéphanois, Roger Rivière.

Le dernier record de France de l’heure remonte au 23 septembre 1958, enregistré par Roger Rivière sur le vélodrome Vigorelli de Milan avec 47, km parcourus. Le champion stéphanois n’a pas été détrôné depuis, même si Jacques Anquetil l’avait fait mais sans homologation du résultat, et quelque autres plus tard, hors compétition officielle.

Pour sa part, François Lamiraud est bien contractuel de la Fédération française de cyclisme qui l’attend sur la piste du Stab vélodrome de Roubaix, pour tenter ce record dans les règles le 11 avril. Avril, le mois où le cycliste atteint son pic de forme.

Natif de Marseille, François Lamiraud est stéphanois depuis 2001 où il entre au Pôle espoir pour quatre ans. Si l’opportunité de devenir professionnel ne s’est pas présentée, le cycliste affiche un palmarès flatteur en amateur : 141 victoires de courses ou d’étapes. Champion de France espoirs de course aux points en 2005, il arrive 4e au championnat d’Europe Omnium en 2007. Sélectionné Équipe de France piste il est 13 fois médaillé aux championnats de France de cette spécialité. « La piste est mon premier amour, dit-il, j’aime les efforts intenses et solitaires. » Voilà de quoi s’attaquer au record de l’heure, un projet caressé il y a 3 ou 4 ans, mis en œuvre depuis dix mois.

Pour préparer cette « expérience à part », François Lamiraud s’est entouré d’un staff : Michel Meunier, son « confident », Quentin Leplat, entraîneur spécifique, puis ostéopathe, masseur, mécanicien… « Depuis six mois je ne vis que pour ça en prêtant attention à tout : la nourriture, le sommeil, tous les moindres détails qui comptent dans la réussite. » L’entraînement bien sûr, pour doser l’effort dans une épreuve où alternent l’euphorie et la souffrance, extrême à partir des 45 min fatidiques, qui ne sont dépassées que dans un « effort total ». Pendant son entraînement François Lamiraud ne courra pas l’heure, tout au plus le test de 45 min qu’il a tenté récemment : « j’en suis ressorti fracassé », avoue-t-il. À suivre donc.

Daniel Brignon

 



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