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Il faut sauver l'oiseau criard !

Isère le 21 mai 2015 - Jacques Savoye - Sciences, Santé, Environnement - article lu 238 fois

Il faut sauver l'oiseau criard !
jacques Savoye - Près de 74 000 EUR pour sauver l'oedicneme criard.

La Communauté d'agglomération Porte de l'Isère mais aussi le Grand Lyon et le département du Rhône mettent leurs moyens en commun pour sauver l'oedicneme criard, cet échassier qui niche sur la plaine de l'Est lyonnais.

Espèce protégée, l'oedicneme criard aurait pu être un frein au développement économique de l'Est lyonnais et d'une partie du Nord Isère. Cet échassier, dont la présence sur le territoire concerné n'est attestée que depuis une dizaine d'années, exige malgré lui la mise en place d'un plan de protection dont le coût, pour les trois ans à venir, approche les 74 000 €. Le Grand Lyon, le Département du Rhône, les intercommunalités de l'Est lyonnais et bien entendu la Communauté d'agglomération Porte de l'Isère ont donc signé une convention avec la Ligue de protection des oiseaux que préside Elisabeth Rivière.

Selon cette convention, il convient de préserver les 12 000 ha sur lesquels 80 couples d'oedicneme criard ont été recensés. Pour la protection de cet échassier, qui niche au sol sur des espaces à la végétation rare et rase, il est impératif de créer des friches (un habitat favorable) de 1 ha par tranche de 30 ha aménagés. Une protection qui a son prix et qui va contraindre les collectivités concernées à ouvrir leur chéquier. Pour le seul Nord-Isère, la facture approche les 74 000 € pour les trois prochaines années. Si la Ligue de protection des oiseaux interviendra à hauteur de 59 925 €, la communauté d'agglomération Porte de l' Isère s'est engagée à verser un peu plus de 10 000 €. Une somme que devrait atténuer, par une versement de 6 000 €,  le promoteur du futur Village de marques, projeté sur la carrière du Couvent entre Villefontaine et La Verpillière, en limite de l'ex route nationale 6. Car cet oiseau a bien failli remettre en cause la concrétisation de ce projet après qu'un couple a été découvert sur le site où doivent se dresser les boutiques de luxe. Ce couple a par ailleurs donné récemment naissance à deux oisillons qui pourront vivre et grandir tranquillement en ces lieux.

La mise en application de la convention signée entre les intercommunalités de l'Est lyonnais et du Nord-Isère avec la Ligue de protection des oiseaux et l'association Porte de l'Isère Environnement devrait donc permettre de sauver l'oiseau criard et, du même coup, de ne pas ralentir l'implantation d'entreprises sur ce vaste secteur à forte vocation économique, à proximité de l'aéroport. La réalisation du Village de marques, dont les travaux devraient débuter en septembre, est du nombre.

Jacques Savoye



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