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I-road et Coms: l’innovation déplacement

Isère le 23 septembre 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 878 fois

I-road et Coms: l’innovation déplacement
Takeshi Uchiyamada (D.R.)

Il s’agissait d’une exclusivité mondiale, avec officiels, service de sécurité renforcé, journalistes internationaux et spectacle vivant.

Et pourtant ce n’était pas la présentation de l’I-phone 6 par Apple, mais bien le lancement de l’I-road par Toyota et Citélib.
Les deux véhicules électriques innovants du fabricant  japonais doivent, à partir du 1er octobre, élargir l’offre grenobloise de transports propres et de voitures partagées. L’I-Road est un véhicule à 2 places et à 3 roues, aux couleurs acidulées. Il faudra tout de même s’adapter à la conduite particulière : deux roues à l’avant, une seule à l’arrière qui manœuvre, une conduite « penchée » dans les virages type moto. La Coms est beaucoup plus traditionnelle. Toute blanche, elle ne transporte qu’un passager mais bénéficie d’un petit coffre. Il s’agit de véhicules très design, que la secrétaire d’Etat à la recherche Geneviève Fioraso a qualifié ce jour-là de « futuriste, glamour, chic et sophistiquée ».
Il s’agit dans les deux cas du véhicule du « dernier kilomètre », celui que les transports en communs ne dessert pas. Car il ne s’agit pas de concurrencer les réseaux de bus ou de tramway. Ces voitures seront rechargeables dans l’une des 27 stations de l’agglomération, dont 10 à Grenoble et les autres à Fontaine, Gières, Saint-Martin-d’Hères, Seyssinet, ou La Tronche, à proximité des arrêts de bus ou de tramway. Chaque borne est alimentée par de l’énergie propre, et est équipée d’au moins quatre places pour les I-Road et les Coms, mais aussi quelques places de recharge pour les véhicules électriques ou hybrides personnels.
C’est une expérimentation de trois ans, issue du partenariat entre 5 acteurs majeurs : Citelib, Toyota, La Métro, la ville de Grenoble et EDF (avec sa filiale Sodetrel). Parmi les solutions innovantes apportées par les I-roads et les Coms, le système de réservation qui permet de géo localiser en temps réel le véhicule disponible le plus proche. Après s’être inscrit à Citélib, une application smartphone, mobile et tablette (Cité Lib by Ha:Mo- pour Harmonious Mobility) permet de réserver le véhicule. Seuls les véhicules ayant une charge suffisante seront visibles.
Une véritable révolution donc, qui faisait dire lors de la présentation à Jacques Wiart, adjoint aux déplacements de la ville de Grenoble : « On dit que la voiture, c’est du passé et que c’est polluant. Cette expérimentation va montrer que la voiture peut s’adapter et qu’elle n’est pas synonyme de CO2 ».
Cette expérimentation est une première mondiale, même si quelques véhicules circulent à Toyota City, mais sans bénéficier de l’application de géolocalisation et de réservation. Une première qui faisait dire à Christophe Ferrari, président de la Métro, (qui reprenait pour le coup un slogan d’un fabriquant automobile français) « L’agglomération grenobloise est la petite vallée aux grandes idées…elle a tout d’une grande. »
Le président du conseil d’administration de Toyota Motor, Takeshi Uchiyamada étaient également présent à Grenoble. « En 1997, nous faisions notre première Prius. Aujourd’hui nous avons vendu plus de 6,5 millions de véhicules hybrides. Les choses innovantes aujourd’hui seront banales demain. C’est ce que nous espérons. »
Tarifs
Le tarif fixé par Citélib pour utiliser ces nouveaux véhicules se résument sous le slogan « 3,2,1…partez ». Comprenez un tarif dégressif pour le premier, deuxième et à partir du troisième quart d’heure. Un tarif préférentiel sera proposé aux abonnés TER, Itinisère, Métro-Vélo et TAG : 2€ le premier quart d’’heure et 1€ pour les autres.

Caroline Thermoz-Liaudy



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