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Le Pays de Saint-Bonnet-le-Château mise sur son hôtel d'entreprise

Loire le 01 juin 2015 - Louis THUBERT - Services - article lu 10 fois

Le Pays de Saint-Bonnet-le-Château mise sur son hôtel d'entreprise
Louis Thubert - Rézo possède 12 bureaux, et des salles de réunion louables à la journée.

L'hôtel d'entreprise Rézo est un concept particulier : des bureaux meublés et connectés, dans une ancienne école, pour que les patrons en devenir passent de leur garage à un espace plus propice. L'équipement n'est pas à l'équilibre, mais l'intercommunalité, qui gère Rézo, veut avant tout faire venir des sociétés sur son territoire.

Niché à Luriecq, dans les Monts du Forez, l'hôtel d'entreprise Rézo se veut le fer de lance de la politique économique de la Communauté de Communes du Pays de Saint-Bonnet-le-Château (CCPSBC). La structure intercommunale, conçue pour accueillir les créateurs d'entreprises avant qu'ils n'investissent dans un local qui leur soit propre, verra ses prix baisser en juin. De 350 pour un bureau simple à 450 € pour un bureau double, les loyers passeront à 250 et 320 €. Des loyers qui augmenteront avec la durée passée par l'entrepreneur entre les murs de Rézo : l'idée n'est pas de les mettre à la porte, mais de simplifier leur quotidien le temps que leur activité démarre. Actuellement, ce sont 4 bureaux qui sont occupés à temps plein, sur 12 disponibles.
« L'économie est une problématique chère à mon coeur, Cela fait vivre les entreprises et nos concitoyens », a plaidé Iwan Mayet, président de la CCPSBC, lors de la conférence de presse du 28 mai, quand les nouveaux tarifs ont été présentés. « Si 38% des entreprises installées sur le territoire du Pays de Saint-Bonnet le sont depuis plus de 10 ans, 43% le sont depuis moins de cinq ans ». L'élu confie vouloir attirer des sociétés proposant des services, et affiche un certain scepticisme quant à la stratégie qui fût utilisé par de nombreux politiques : défendre les entreprises industrielles existantes becs et ongles.
Pour le moment, Rézo perd de l'argent. Il faudrait un taux d'occupation de 50% pour que la structure soit à l'équilibre, la CCPSBC injectant de l'argent dans le budget de 55 000 €. Les élus communautaires assument totalement cet état de fait et parient sur les retombées indirectes de l'hôtel d'entreprise. « Rézo joue un rôle d'espace intermédiaire » indique Gabriel Aubert, vice-président de la CCPSBC en charge de l'économie. « Il faut faire rentrer les entreprises sur le territoire, pour avoir des emplois locaux créées » ajoute-t-il. Rézo va justement se lancer dans une phase active de prospection, en parallèle de la baisse de loyer, pour que de nouvelles sociétés occupent les bureaux disponibles. Depuis 2008, date de sa création, Rézo a accueilli 17 entreprises.



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