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Hôpital Edouard-Herriot : du pavillon H à la Cité du Patient

Rhône le 24 juillet 2015 - Charlotte Mounard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 484 fois

Hôpital Edouard-Herriot : du pavillon H à la Cité du Patient
Cabinet Rémon Architecte - Un plateau restructuré à l'horizon 2018

Pour un coût global estimé à 120 M€, l'hôpital Edouard-Herriot fait ses adieux au pavillon H dans le cadre d'une restructuration approfondie de ses services. Des cendres du bâtiment naîtront les prémices de la Cité du Patient, vision chère au bâtisseur du projet originel, Tony Garnier.

Fin novembre 2014, les équipes du service d’hépato-gastro-entérologie déménageaient et le pavillon H fermait définitivement ses portes. Une première étape concrète suivant la décision prise en décembre 2011 par les instances des Hospices Civils de Lyon, désireuses de renforcer l’excellence d’un établissement médical pionnier (à l'origine de la double greffe rein-pancréas et de la première allogreffe des deux mains) et de façonner « un projet de modernisation ambitieux et réaliste ». Après avoir été désamianté, le bâtiment entre désormais dans sa phase de déconstruction et, d'ici la fin de l’année, c'est un trou béant de 100 m de long par 150 m de large qui prendra sa place. Suivront le terrassement puis la construction d'un nouveau plateau médico-technique, dont la réalisation a d'ores et déjà été confiée à l’architecte parisien Michel Rémon.

Cette première tranche, ciblée majoritairement sur la réorganisation de ce plateau, prévoit de s'étaler jusqu’en 2018. Financé à hauteur égale par l'Etat et les HCL (40 % chacun), le projet est également soutenu par la Ville de Lyon et la Métropole. La future construction de 15 000 m2, élevée en lieu et place de l’actuel « H », occupera la place la plus centrale de l’hôpital, qui compte neuf pavillons principaux et une trentaine de bâtiments périphériques. Une volonté des instances qui souhaitent y regrouper les blocs opératoires, la chirurgie ambulatoire et les soins critiques, ainsi que l’imagerie d’urgence et interventionnelle.

« La restructuration débouchera notamment sur la construction de 20 salles d’opération, 65 nouveaux lits et deux niveaux de parkings souterrains, explique Alain Benini, architecte conseil des HCL. Mais le projet n'est pas uniquement axé sur le plateau technique : il englobe également le regroupement intégral des urgences sur le bâtiment N et la refonte totale de l’imagerie programmée sur le pavillon B. Avec, à terme, la création d'une galerie souterraine permettant de relier les pavillons H et N. »

Quand il imagine l'hôpital en 1933, l'architecte lyonnais Tony Garnier a la vision d'une véritable « cité-jardin pour les malades », un projet de vivre ensemble, où médecins, patients et visiteurs seraient en mesure de cohabiter harmonieusement au sein d'un établissement morcelé mais cohérent. Un projet novateur pour l'époque, mais plus que jamais d'actualité, comme l'explique Dominique Deroubaix, directeur général des HCL : « La modernisation de l’hôpital Edouard-Herriot se fonde sur une conviction forte : poursuivre et conforter la vocation hospitalière du site, voulue par Edouard Herriot et Tony Garnier, pour offrir à tous les Lyonnais une médecine publique de pointe au cœur de l’agglomération ».

Un projet qui permettrait aussi de faire face au vieillissement de la population et aux évolutions attendues des pathologies au cours des vingt prochaines années, mais aussi des modes de prise en charge, avec notamment la montée en puissance de la chirurgie ambulatoire. A compter de 2019, une deuxième phase de réflexion prendra le relais, visant à traiter l’hébergement de manière efficiente et confortable ; des pistes qui devraient déboucher sur la construction d'un nouveau bâtiment d'hospitalisation.

 



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