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Hommage aux 112 poilus morts de Carnot à Roanne

Loire le 14 novembre 2014 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Roannais - article lu 502 fois

Hommage aux 112 poilus morts de Carnot à Roanne
« On a eu les lettres d'Etienne Escalier, il avait 20 ans quand il est mort... » (D.R.)

« Cette guerre de 14-18, on l’avait abordée en 3e, mais  ça me paraissait si lointain.

Avec ces recherches sur les poilus de notre région, les morts sont devenus vivants dans nos esprits », explique Maëliss 15 ans, qui poursuit : « mon grand-père a fait la guerre d’Algérie. Je comprends mieux ce qu’il a vécu. Car la guerre c’est terrible ».  Nolan ajoute : « on a eu les lettres d’Etienne Escalier, il avait 20 ans quand il est mort ».
Ces deux jeunes filles ont réalisé avec d’autres lycéens, l’exposition qui rend hommage aux 112 anciens élèves et enseignants de l’ancienne école pratique Carnot « morts pour la patrie ».  M. Toublanc, proviseur, les professeurs d’histoire-géographie ont aidé les lycéens à faire des recherches sur ces 112 poilus. Leurs noms sont sculptés sur un grand tableau de bois dans l’ancien bâtiment. Un panneau en plexiglass dans le hall du nouveau bâtiment, inauguré ce jour, mentionne les disparus des 104e, 98e, 298e régiments d’infanterie et le 104e régiment territorial.  
M. Toublanc salua la qualité du travail exigeant, patient des auteurs de l’exposition. « J’ai le plaisir de vous présenter M. Blary, maire de Menil/Belvitte. C’est là que le 98e régiment d’infanterie de Roanne est allé combattre. 4 000 Français et 4 500 Allemands sont morts », a rappelé M. Maisonneuve représentant M. Nicolin.  « Les soldat  français ou allemands, c’étaient les mêmes hommes.  A travers l’Histoire, il faut lire le message de paix. Le hasard du calendrier fait que l’on fête la chute du mur de Berlin… Les combattants d’aujourd’hui, sont les héritiers d’hier », a insisté, M. Decours, sous-préfet. Les délégués de classe ont lu des lettres des poilus anonymes, instituteurs, médecins, instituteurs Un dépôt de gerbe au pied du nouveau panneau, levée de drapeaux, sonnerie aux morts, minute de silence a clos  cet émouvant hommage.

Béatrice Perrod-Bonnamour



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