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Hervé Reynaud : « Nous nous en sortons mieux que d'autres départements »

Loire le 02 décembre 2015 - Mathieu Ozanam - Collectivités locales - article lu 422 fois

Hervé Reynaud : « Nous nous en sortons mieux que d'autres départements »
Georges Rivoire - Hervé Reynaud : « nous avons fixé des grandes lignes avec un plan pluri-annuel »

Au cours du débat d'orientations budgétaires du conseil départemental de la Loire, le vice-président en charge des finances, Hervé Reynaud, a présenté les perspectives 2016 inscrites dans un plan pluriannuel.

La semaine dernière dans son article consacré aux orientations budgétaires 2016 du conseil départemental, L’Essor Affiches reprenaient les termes de « mise sous tutelle » en relatant les propos tenus par le président du Département qui insistait sur l’effet de ciseau : baisse des dotations d’Etat, hausse des dépenses sociales. Vous dites que la Loire n’est pas menacée.

Non, pas du tout. Cet effet de ciseau est réel, les dépenses sociales ont augmenté considérablement, dont 10 M€ le RSA d’une année à l’autre, mais cette situation concerne tous les départements. En revanche j’insiste sur le fait que la situation financière du Département de la Loire est saine. Nous nous en sortons mieux que d’autres départements. D’une part parce que nous avons entrepris depuis plusieurs années de faire des économies sur les dépenses de fonctionnement, d’autre part parce que nous avons inscrit le Département dans une perspective budgétaire sur plusieurs années. Alors nous sommes amenés à opérer des ajustements, mais nous avons fixé des grandes lignes avec un plan pluri-annuel.

Vous avez indiqué vouloir faire davantage appel à l’emprunt pour le prochain budget. Alors que le mot d’ordre général en France est de vouloir diminuer le niveau d’endettement, votre démarche ne va-t-elle pas à rebours de la tendance observée ?

Le président souhaitait maintenir le plus haut niveau d’investissement possible. Nos fondamentaux sont bons. Notre ratio d’endettement de 10 à 12 ans reste dans des limites raisonnables. Par ailleurs nous avons fait le constat qu’au cours des dernières années, nous n’empruntions pas l’intégralité de la somme indiquée dans le budget. Nous prévoyons un montant d’emprunt de 60 M€ pendant 2 ans pour soutenir l’activité locale ce qui nous permettra d’ajouter 15 M€ d’investissements en plus. Et un montant de 45 M€ pour les années suivantes avec un niveau d’investissement stabilisé à 70 M€.

Est-ce qu’avec la réforme territoriale et le transfert de certains compétences à la Région, certains postes de dépenses actuellement supportées par le Département ne vont pas s’en trouver allégés ?

Nous avons élaboré un budget hors loi NOTRe, qui s’applique depuis le 7 août. Nous en connaissons certes les contours, mais nous sommes encore incertains sur certaines des compétences et l’interprétation qu’en fera le législateur. On nous enlève des compétences, mais qu’en sera-t-il en 2016 ? Par exemple pour les agences de développement économiques, peut-être la Région déléguera-t-elle aux Départements l’action en faveur des entreprises sur leur territoire. La question de la gouvernance régionale se pose. Enfin la nouvelle carte intercommunale en cours de préparation avec les regroupements envisagés est une autre inconnue.
Le président Bonne l’a rappelé quand il a reçu les maires il y a une dizaine de jours : notre département se démarque des départements similaires, dans son aide aux tiers, c’est-à-dire le soutien aux communes et aux EPCI (établissements publics de coopération intercommunale, Ndlr) avec un montant de 26,7 M€. Et le président souhaite que les investissements continuent à leur profiter. Mais il va falloir revoir l’aide aux communes en ayant une vision globale. Les critères d’attribution devront être revus.

Propos recueillis par Mathieu Ozanam



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