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Hervé Morin défend une UDI indépendante mais pas sans alliances

Loire le 31 octobre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 800 fois

Candidat finaliste avec Jean-Christophe Lagarde au deuxième tour de l’élection à la présidence nationale de l’UDI qui se jouera le 13 novembre prochain, Hervé Morin est venu battre le rappel à Saint-Etienne lors d’une rencontre tenue à la brasserie la Dynamo en compagnie de l’un de ses soutiens régional, le député du Puy-de-Dôme, Louis Giscard d’Estaing. Hervé Morin était accueilli par Gilles Artigues, initiateur de cette rencontre, et les militants du Nouveau centre, de l’Alliance centriste et des Jeunes UDI, qui ont choisi dans la Loire de s’associer au mouvement des Bâtisseurs de l’UDI, soutien d’Hervé Morin. Le candidat insistait sur l’enjeu de cette élection « doublement importante », d’abord « pour notre parti, jeune et encore fragile, qui nécessite un président capable de rassembler, de continuer à bâtir la maison UDI et résister aux vents extrêmement violents de la présidentielle à venir ».

Candidat finaliste avec Jean-Christophe Lagarde au deuxième tour de l’élection à la présidence nationale de l’UDI qui se jouera le 13 novembre prochain, Hervé Morin est venu battre le rappel à Saint-Etienne lors d’une rencontre tenue à la brasserie la Dynamo en compagnie de l’un de ses soutiens régional, le député du Puy-de-Dôme, Louis Giscard d’Estaing.

Hervé Morin était accueilli par Gilles Artigues, initiateur de cette rencontre, et les militants du Nouveau centre, de l’Alliance centriste et des Jeunes UDI, qui ont choisi dans la Loire de s’associer au mouvement des Bâtisseurs de l’UDI, soutien d’Hervé Morin.

Le candidat insistait sur l’enjeu de cette élection « doublement importante », d’abord « pour notre parti, jeune et encore fragile, qui nécessite un président capable de rassembler, de continuer à bâtir la maison UDI et résister aux vents extrêmement violents de la présidentielle à venir ». Cette élection revêt aussi une importance pour l’ensemble des Français, aux yeux d’Hervé Morin, qui voit arriver « la fin d’un cycle politique ». « Le système institutionnel est, dit-il, à bout de souffle et cumule à la fois l’impuissance et la défiance. Le PS est aujourd’hui dans un débat entre les socio-démocrates et le socio-collectiviste qu’ont connu les PS européens il y a vingt ans, l’UMP dans un débat aussi profond entre la droite dure de Sarkozy et plus modérée de Juppé. Compte tenu de cette crise, le centre va être le lieu de convergence, le lieu de confluence. »

Hervé Morin compte sur cette opportunité pour bâtir une « dynamique » tendue vers la présidentielle. « La seule chose à écrire aujourd’hui est le cheminement jusqu’à 2017, à savoir construire un projet, un projet collaboratif, participatif, venant des territoires et de et de la totalité des forces vives. »

Au bout du chemin, « l’UDI devra se demander si la dynamique est suffisamment puissante pour aller jusqu’au bout et présenter un candidat au 1er tour, où si ce n’est pas le cas (ce que semble soupçonner Hervé Morin, ndlr), envisager des alliances pour proposer une alternative à l’UMP et au PS ». Quelles alliances, lui demande-t-on ? « Une coalition, répond Hervé, Morin, avec des personnalités partageant des valeurs communes, peut-être des formations qui n’existent pas encore aujourd’hui, issues des mouvements écologistes, des centristes de l’UMP… » Hervé Morin, qui ne pense pas spontanément au MoDem dans cette convergence cite plutôt en effet, et plusieurs fois, le nom d’Alain Juppé pouvant porter une telle coalition.

Une stratégie de convergence semble se dessiner aussi à l’échelle des élections régionales de la grande région Rhône-Alpes Auvergne que prépare Louis Giscard d’Estaing pour l’UDI. Ce dernier confie en marge de la rencontre s’inscrire dans une démarche « pragmatique » : « La notion de listes séparées UMP-UDI est, dit-il,  moins intéressante à présenter que la capacité à remporter l’élection et à proposer une force de gestion la plus cohérente possible ». A suivre.

Daniel Brignon



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