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Héliose s'inquiète pour ses salariés

Loire le 13 novembre 2015 - Florence Barnola - Sciences, Santé, Environnement - article lu 336 fois

Héliose s'inquiète pour ses salariés
FB - Les salariés d'Héliose vont-ils perdrent leur emploi ?

L'un des trois experts ligériens de l'énergie, Héliose, tire la sonnette d'alarme en direction des collectivités. En janvier prochain son Espace Info Energie sera transféré intégralement à l'Alec 42, neuf emplois risquent de disparaître.

« A deux mois de l’échéance, nous sommes extrêmement inquiets », annonce le président de l’association citoyenne Paul Déplaude. L’Espace Info Energie (EIE) et les subventions dédiées à l’activité vont être transférés à l’Alec 42 (agence locale de l’énergie et du climat) en janvier prochain. Neuf salariés risquent d’être au chômage technique : « Nous avons trois CDD  qui ne sont pas renouvelés, sept licenciements économiques dont une qui va créer son entreprise. Nous sommes également inquiets pour le territoire qui va perdre des compétences, des actions, des activités. » L’Alec 42 a repris aujourd’hui 4 salariés, « deux ont été embauchés cette année et deux autres seront transférés en 2016 ».

Après avoir envisagé une coopération entre les deux structures, les collectivités locales (le conseil départemental, Saint-Etienne Métropole, Loire Forez et Roannais agglomération) ont demandé en 2014, à l’Ademe et la Région le transfert de l’activité et du financement de l’EIE à l’Alec 42. Cette mission d’information, de sensibilisation, d’accompagnement des ligériens sur les questions liées à l’énergie, l’ADEME l’avait confiée en 2001 à Héliose « Cette demande de transfert nous impacte directement puisque cela représente les trois quarts de nos financements. Il y a eu des discussions et il avait été convenu d’un regroupement entre les deux structures de façon à faire un nouvel acteur plus efficace. L’intégralité du personnel devait être repris. Malheureusement cette volonté des élus ne s’est pas mise en œuvre. Nous constatons une reprise très partielle d’activité. »

En 2014, l’association citoyenne, après 36 d’existence, comptait 18 salariés. Son budget annuel de 900 000 € était constitué de fonds publics, du Conseil régional (30 %), de l’Agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie (20 %), des collectivités locales (20 %) ainsi que d’aides à l’emploi (20 %) et de financements européens (10 %).

L’EIE était le cœur de métier de la structure, qui a développé d’autres activités annexes telles que l’éco-mobilité, l’éco-consommation ainsi que la santé dans l’habitat. « Nous craignons que le territoire perde cette compétence de sensibilisation, d’éducation au comportement. La transition énergétique ne se fera pas sans les citoyens », rappelle le vice-président Philippe Beaune.

Florence Barnola



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