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Handwear réveille la ganterie grenobloise

Isère le 16 novembre 2015 - Xavier ALIX - Industrie - article lu 150 fois

Handwear réveille la ganterie grenobloise
Handwear - Déjà 200 modèles de gant créés par l'entreprise grenobloise

Apporter du neuf dans un secteur très traditionnel, c'est l'objectif atteint par les Grenoblois Benjamin Cuier et Philippe Larguèze, créateurs d'Handwear.

« Le secteur du gant est très “tradi“, constate Ph. Larguèze: du cuir, du polaire ou alors de la laine et quasi systématiquement des couleurs noires, marrons…  Il fallait une vision différente. On est parti sur l’idée que le gant devait être support d’expression artistique. Nos gants sont en microfibres avec des dessins imprimés fantaisie réalisés par notre design ou des graphistes extérieurs. Ils ont des prix abordables (35 € la paire en moyenne, Ndlr) dans un objectif de démocratiser la mode. »

Fondée en 2008, leur société Handwear a fait le pari de réveiller la tradition du gant grenoblois. Longtemps capitale du gant de luxe français, Grenoble a vu cette activité faisant vivre des milliers de familles péricliter avec les années 50. « Il n’y reste plus qu’un artisan. Quand nous nous sommes lancés, nous avons été bien reçus par les héritiers du milieu. » Il faut dire que de la conception à la confection en passant par la logistique, tout est fait sur Rhône-Alpes. 
De quoi faire travailler une cinquantaine de personnes. A Handwear, situé en ZFU de Grenoble, ils sont trois. Ingénieurs de formation Benjamin Cuier et Philippe Larguèze ont travaillé 8 ans au sein du groupe Rossignol puis Quick Silver - Rossignol. « Nous étions devenus managers de projets, ce qui nous a permis d’élargir notre champ de compétences. Après avoir connu la délocalisation de production avec Quick Silver,  nous avions vraiment envie de produire localement », explique Ph. Larguèze.

Sous la marque « FST » (mais aussi, plus luxueuse, de « Brokante »), les 200 modèles de gants d’Handwear ont été produits à 20 000 exemplaires en 2015, pour la 8e collection automne/hiver contre 3 000 en 2008. 380 boutiques de prêt-à-porter ou accessoires de mode les commercialisent. Handwear s’est également diversifiée en conceptualisant des étoles et des écharpes. Résultat : un CA en hausse à 530 000 € en 2015. L’objectif est de dépasser les 600 000 € en 2016 avec le lancement d’une première collection printemps/été. Le développement passe aussi par l’export : en insistant sur l’Italie (où Handwear compte déjà 20 points de vente), la Belgique, l’Espagne et les pays latins en général, « plus ouverts à ce type de gants.»

De quoi envisager enfin le déménagement du siège au cœur de Grenoble afin d’y établir une « ganterie moderne » pour « une immersion du public dans le monde du gant du XXIe siècle : studio design, salle d’exposition, résidence d’artiste, ateliers et autre surprises... »

Xavier Alix



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