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Hôpital : tout le conseil municipal solidaire… ou presque

Loire le 10 juillet 2014 - Louis Thubert - Forez - article lu 663 fois

Hôpital : tout le conseil municipal solidaire… ou presque
Jean-Pierre Taite affirme se battre « à mains nues » pour la survie de l'hôpital de Feurs (D.R.)

Le conseil municipal du lundi 7 juillet aura été, à certains égards, marquant pour Feurs.

Car un dossier majeurt pour la ville aura été évoqué : les difficultés du Centre hospitalier du Forez (CHF) dont la situation financière est en déséquilibre. Le CHF comprend les hôpitaux de Feurs et de Montbrison, et, selon tous les bords politiques, son existence est remise en cause par la loi Bachelot « Hôpital, Patients, Santé et Territoire ».
Le dossier a été mis sur la table avec l'ordre du jour : le conseil avait à désigné un représentant de la commune au conseil de surveillance du CHF. Le groupe Génération Feurs, emmené par le socialiste Johann Cesa, a assuré qu'il voterait pour la nomination de Jean-Pierre Taite à ce poste, mais ne voulait pas faire l'économie d'un débat. « Il faut dresser le bilan de votre action au sein du conseil de surveillance du CHF », a lancé M. Cesa. Et l'élu de citer un courrier de la CFDT, demandant une réunion publique sur l'avenir du CHF. Selon ce courrier, un plan de retour à l'équilibre menacerait 50 postes.
Jean-Pierre Taite, sans mentionner la réponse qu'il apporterait à ce courrier, s'en est pris à la loi Bachelot de 2009, qu'il accuse de vouloir casser le service public hospitalier. « Si un amendement n'est pas fait à cette loi, l'hôpital public en France meurt, s'est-il écrié, plus virulent contre la loi que contre ses opposants au conseil. Les seuils sont de plus en plus difficiles à atteindre ! » Désormais, c'est le ministère de la Santé qui finance les hôpitaux, via les Agences Régionales de Santé (ARS). Et pour recevoir de l'argent de l'Etat, il faut accomplir un certain nombre d'actes dans certains domaines, les « seuils » dont parle Jean-Pierre Taite.

La mort de l'hôpital public

En compagnie de Liliane Faure, alors maire de Montbrison, mais aussi des députés Paul Salen (UMP) et Jean-Louis Gagnaire (PS), il était allé à Paris en février défendre le CHF. « La loi Bachelot a tué les hôpitaux publics, a martelé Jean-Pierre Taite. On demande aux maires de défendre l'hôpital, mais en nous enlevant les armes nécessaires. Alors oui, on se battra, même si c'est à mains nues », a-t-il conclu, amer. A l'entendre, la volonté de la loi Bachelot serait, en réalité, d'affaiblir les structures publics et de permettre aux cliniques privées de reprendre à leur compte des missions de service public. « Certaines cliniques ont une politique salariale agressive, qui attire de nouveaux médecins, a déclaré Jean-Pierre Taite. Je ne leur jette pas la pierre, je voudrais juste pouvoir me battre avec les mêmes armes qu'eux. »
La disparition du CHF, et surtout de son pôle de Feurs, pose un certain nombre de problèmes à l'élu. Ce sont tout d'abord des emplois qui disparaissent, mais aussi l'attractivité de la ville qui en pâtit. Jean-Pierre Taite et Johann Cesa se sont renvoyés la balle : ni la majorité de droite, avant 2012, ni celle de gauche, après, n'a enterré ou amendé cette loi, critiqué par les maires mais aussi par les médecins. Bernard Debré, médecin et député UMP de Paris, dénonçait une vision « uniquement comptable » de l'hôpital.
Johann Cesa a souligné la volonté du gouvernement que des services d'urgence soient accessibles à une demi-heure des patients, mais le CHF est toujours sur la sellette. Génération Feurs a demandé une action « politique courageuse » au maire de Feurs – sa démission de l'UMP suite à son désaccord sur la loi Bachelot – néanmoins le groupe a appuyé la nomination de J.-M. Taite au conseil de surveillance du CHF. L'opposition et la majorité se serrent les coudes... Enfin, sauf pour le Rassemblement Bleu Marine. Sophie Robert, élue FN, s'est abstenue sur ce sujet et a souligné que Jean-Pierre Taite était « trop politisé » pour ce poste et que si l'hôpital de Feurs était dans cette situation c'était à cause « des politiques de la gauche et de la droite ». Bref, le discours classique sur l'UMPS.

Louis Thubert


12 agents pour le Scoop Music Tour

Le traditionnel concert de Radio Scoop, « Scoop Music Tour », a lieu à Feurs le 13 juillet. L’événement gratuit pour les spectateurs nécessite toutefois d'importantes mesures d'organisation. Partenaire du concert, la mairie va procéder au recrutement de 12 agents non titulaire pour aider à la préparation, guider les spectateurs... Ils seront payés au Smic pour un nombre d'heures différent en fonction de leurs missions.

Une subvention pour la fête du lait

Le conseil municipal a décidé de verser une subvention exceptionnelle dans le cadre de l'édition 2014 de la « fête du lait ». Sur le site de l'hippodrome, les 13 et 14 septembre, les producteurs de lait ligériens organisent des concours de races laitières, des expositions, un concours de fromages, ainsi qu'évidemment un marché des produits fermiers. Le comité de développement a obtenu une subvention de 1 000 €, le budget de la manifestation étant de 155 000 €.

La MJC envoie des jeunes au Burkina Faso

10 jeunes de la maison des jeunes et de la culture (MJC) participent à un échange avec le Burkina Faso. Du 8 au 29 juillet ces jeunes vont aider à la construction d'un collège, notamment les fondations et l'approvisionnement du chantier en matériaux. Les organisateurs de l'opération humanitaire ont demandé une subvention exceptionnelle de 200 €. Seul le Rassemblement Bleu Marine a voté contre cette délibération.



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