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Groupe 38 : Un territoire doit disposer d’un outil d’aménagement fiable

Isère le 08 septembre 2014 - Laurent Marchandiau - Actualités - article lu 965 fois

Groupe 38 : Un territoire doit disposer d’un outil d’aménagement fiable
Vincent Silve, directeur général de Groupe 38 (©Laurent Marchandiau)

Pourriez-vous présenter Groupe 38 et ses missions ? Groupe 38 se présente sous la forme d’un groupement d’intérêt économique (GIE) créé le 1er janvier 2012 rassemblant deux entités, la société publique locale (SPL) Isère Aménagement et la société d’économie mixte (SEM) Territoires 38.

Pourriez-vous présenter Groupe 38 et ses missions ?

Groupe 38 se présente sous la forme d’un groupement d’intérêt économique (GIE) créé le 1er janvier 2012 rassemblant deux entités, la société publique locale (SPL) Isère Aménagement et la société d’économie mixte (SEM) Territoires 38. Fondés en 1957 par et pour les collectivités publiques de l’Isère et leurs actionnaires, Territoires 38 a pour mission d’accompagner leurs programmes immobiliers qu’ils soient d’entreprises ou d’habitation sur l’ensemble du territoire. Outre le fait que nous intervenons également dans le domaine de l’aménagement urbain, nous avons monté une équipe de quatre personnes qui a pour mission le déploiement de la fibre optique pour le compte du Conseil Général de l’Isère. Actuellement, nous sommes en phase de consultation pour mailler le territoire d’un réseau très haut débit de 3000 km de fibre. Par ailleurs, l’équipe « mobilité » tourne à plein régime puisque nous nous occupons de l’aménagement de la ligne de Tram E et de la prolongation de la ligne B. Comptant 68 collaborateurs, Groupe 38 a réalisé un chiffre d’affaires de 6 938 K€ en 2013 se répartissant entre la SEM Territoires 38 (CA de 4913 K€ en 2013) et la SPL Isère Aménagement (CA de 2025 K€). L’actionnaire principal demeure le Conseil Général de l’Isère, la Métro occupant la deuxième position.

Pourquoi avoir créé la SPL Isère Aménagement ?

Dans les années 2000, l’Union Européenne a exprimé sa volonté de mettre les SEM en concurrence. Or, les élus se sont assez rapidement aperçus qu’ils n’avaient plus le même niveau de service en passant par d’autres structures. Nos concurrents privés avaient un objectif de rentabilité alors que les SEM sont au service des collectivités. Afin de rétablir la relation de confiance et de proximité, elles ont décidé de créer les SPL permettant de réaliser les mêmes opérations que les SEM à la différence près qu’elles n’interviennent qu’auprès de ses actionnaires. Les collectivités ont donc plus de facilité à faire appel à des SPL dont elles sont actionnaires, mais cela n’est en rien une obligation. De ce fait, les SPL doivent prouver qu’elles sont les meilleures choix possibles en respectant par exemple, le plus près que ce soit, le cahier des charges du client éventuel. Elles se frottent à la concurrence, cela leur permet de s’améliorer constamment. L’autre intérêt pour les collectivités de passer par une SPL réside dans le cadre des concessions d’aménagement. En général, il faut compter 15 ans pour qu’un projet aboutisse. De par la durée, il est particulièrement difficile de tout anticiper, il faut pouvoir réaliser des avenants au contrat. En passant par une SPL, on peut remettre à plat un contrat.

Quelles sont les incidences envisageables du passage de Grenoble en Métropole ?

C’est un cap important qui va être franchi pour la Métro. Celle-ci aura plus de prérogatives. Sans compter que c’est notre principal client sur l’agglomération grenobloise. Elle a besoin d’avoir un outil d’aménagement qu’elle maîtrise afin de faciliter le montage d’opérations immobilières d’entreprises notamment. D’ici la fin de l’année, la Métro envisage d’augmenter sa prise de participation dans notre structure qui atteindra au final 31 %, la plaçant juste derrière le Conseil Général de l’Isère détenant 33 % de Groupe 38.

Le chef de l’État prévoit la suppression des conseils généraux en 2020 dans le cadre d’une réforme constitutionnelle. Qu’est-ce que cela induirait pour Groupe 38 ?

Dans l’éventualité où le conseil général de l’Isère disparaîtrait, on peut penser que la Région prendrait les parts du Conseil Général de l’Isère qui n’ont pas été reprise par les communautés de communes, d’agglomération ou autres. Il y a une nécessité pour un territoire donné de disposer d’un outil d’aménagement.


Propos recueillis par Laurent Marchandiau


Groupe 38 en chiffres :

- 68 collaborateurs ; - Actionnariat : 54 actionnaires dont le Conseil Général de l’Isère majoritaire à 33 % et la Métro (31 % après augmentation de sa participation au sein de Groupe 38) ; - Deux sociétés : SEM Territoires 38 (CA 2013 : 4.913 K€, prévision 2014 : 3.570 K€ / chiffre d’opérations 2013 : 113 M€, prévision 2014 : 125 M€) et la SPL Isère Aménagement (CA 2013 : 2.025 K€, prévision 2014 : 3.200 K€ / chiffre d’opérations 2013 : 24 M€, prévision 2014 : 50 M€.) ; - Chiffre d’affaires de Groupe 38 en 2013 : 6.938 K€, prévision 2014 : 6.770 K€ ; - Chiffre d’opérations de Groupe 38 en 2013 : 137 M€, prévision 2014 : 175 M€.



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