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Grenoble : opération sauvetage dans les œufs

Isère le 30 mars 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 770 fois

Grenoble : opération sauvetage dans les œufs
L'adjudent Jean-Christophe Proot, le Capitaine Benjamin Gadal et le responsable de?partemental du Finiste?re Jacques Deroff (D.R.)

Tout comme sur l’ensemble des équipements de remontées mécaniques le Téléphérique de la Bastille fait régulièrement l'objet d'un important contrôle de sécurité par les organismes agréés auprès du Bureau Interdépartemental  des Remontées Mécaniques (BIRMTG 38).

Les exercices de sauvetage annuels font partie de ce contrôle. Chaque année, ils doivent être réalisés après le mois de fermeture dû à la maintenance, et avant la réouverture au public. C’est donc le 24 mars dernier, à 8h30 du matin que la quarantaine de pompiers de l’Isère mobilisés se sont rassemblés au niveau de la gare basse.  Deux manœuvres ont été réalisées simultanément par les membres du GRIMP 38 : la première simulant une situation de malaise cardiaque avec évacuation verticale à la corde, effectuée sur la partie supérieure du téléphérique, entre le pylône intermédiaire et la gare haute. Une simulation qui nécessitait l'intervention d'un infirmier sapeur-pompier. La seconde manœuvre se tenait au-dessus de l'Isère, vers la gare basse, et mettait en scène une situation d'évacuation des bulles et une récupération des victimes sur corde à la verticale, au-dessus de l'eau dans un zodiaque. La manœuvre était supervisée par le lieutenant Thierry Romier, responsable du pôle « secours nautiques, et subaquatiques ».
Alors que les pompiers en exercice évacuaient les 7 victimes prisonnières, l’Essor a pu embarquer à bord d’un véhicule avec le responsable de la manœuvre du jour, l’adjudant Jean-Christophe Proot, le responsable de l’équipe grimpe, le capitaine Benjamin Gadal, et Jacques Deroff, responsable départemental du Finistère, puisqu’une délégation de la ville de Brest, où la construction d'un téléphérique urbain est prévue en 2015, est venu assister à la manœuvre voir l'ensemble de l'installation. « Normalement, pour l’évacuation d’un train de bulles, 2 secouristes sont nécessaires, mais pour l’exercice, on fait participer beaucoup plus de pompiers » explique le responsable de l’exercice.
Exercice qui s’avère indispensable pour la continuité du bon fonctionnement d’un des lieux les plus touristiques du département, mais qui pourrait aussi servir dans un autre contexte. En effet, si la construction d’un transport par câble dans l’agglomération venait à se réaliser, les pompiers pourraient être en charge des secours. « Les pompiers s’occupent des équipements publics, mais si le téléphérique était géré par une société privé, comme c’est le cas avec le SMTC pour le tramway, alors c’est la société qui serait chargée des secours », explique le capitaine Gadal.

Caroline Thermoz-Liaudy



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