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Grenoble - Les candidats à l’Ampérage : bouillon de culture

Isère le 23 janvier 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Actualités - article lu 496 fois

Grenoble - Les candidats à l’Ampérage : bouillon de culture
Matthieu Chamussy (UMP/UDI), Éric Piolle (EELV/PG et alliés), Jérôme Safar (PS/PCF et alliés), Philippe de Longevialle (Divers centre) et Denis Bonzy (Divers droite/Nous citoyens) - (D.R.)

La vie associative grenobloise est réputée pour être riche et active.

Pour preuve, le débat organisé le 9 janvier dernier à l’initiative d’un collectif d’associations culturelles, qui a été victime de son succès. Quelques minutes après le début des débats, sur le seuil de l’Ampérage, plusieurs dizaines d’adhérents des associations se sont retrouvés coincés : impossible d’entrer, la petite salle de spectacle du quartier Bouchayer-Viallet était trop petite !  Dans l’intérieur bondé, 5 des 6 candidats déclarés aux municipales grenobloises (seule Mireille d’Ornano, candidate FN, manquait à l’appel)  étaient sur la scène et faisaient face au public.
Tout est parti de l’arrêté préfectoral limitant les horaires d’ouverture pour les pratiques culturelles nocturnes. Le débat a évidemment traité de ce sujet, mais c’est plus largement que la politique culturelle a été abordée. Quels équipements disponibles ? Comment encourager la vie nocturne sans générer de nuisances sonores pour le voisinage ? Comment répartir de façon équitable l’accès aux différentes salles entre les associations ? Comment réduire les différences de traitement entre « la grande culture » et la culture populaire ? Et surtout, comment laisser aux associations culturelles toute leur liberté de manœuvre, alors que beaucoup bénéficient de subventions de la ville ?
De gauche à droite (sur la scène) , les candidats ont exprimé des opinions variées. Matthieu Chamussy (UMP, et seul candidat à ne pas avoir de notes) a voulu faire preuve d’honnêteté et de réalisme, aussi a-t-il répété de nombreuses fois qu’il n’était pas venu « pour faire des chèques en bois ! A l’heure où les restrictions budgétaires sont obligatoires dans tous les secteurs, je ne vais pas vous promettre d’augmenter les enveloppes ». Une franchise qui ne lui a pas valu que des soutiens, forcément…Mais peut-être aura-t-il marqué plus de points en suggérant un partenariat entre sa potentielle équipe et les acteurs associatifs en ce qui concerne les attributions de subventions.
Eric Piolle (EELV), s’est lui beaucoup inspiré pour ses différentes réponses, des idées mises en place dans la ville de Nantes (dont l’ancien maire n’est-il pas un célèbre socialiste ?) Il a notamment plaidé pour l’ouverture d’un lieu unique dédié à l’émergence et à la création des arts nouveaux.  Dans le même ordre d’idée, « il faut déconnecter la programmation de l’accès à la salle ».
Au centre de la scène, bien qu’à gauche dans le panorama politique, Jérôme Safar (PS), bras-droit de Michel Destot, a lui aussi tenté de donner des réponses « réalistes », quitte à ne pas plaire à tout le monde. Premier adjoint oblige, il était aussi là pour défendre le bilan du mandat en cours. Argument de taille : « alors que les conseils régional comme général ont baissé leurs aides aux associations, seule la ville de Grenoble a maintenu son enveloppe ! », et d’ajouter « il ne faut pas oublier non plus que le temps de la création ne correspond pas forcément avec le temps du politique ».
La position de Philippe de Longevialle est plus difficile à établir. Candidat centriste, il assume toujours ses fonctions au sein du conseil municipal (3eme adjoint en charge de l’urbanisme et de l’aménagement). Aussi devait-il apporter ses idées, sans s’opposer frontalement à la « politique Destot ». Une proposition a semblé être la bienvenue dans le public : la création d’un festival estival lors duquel ne se produiraient que des artistes grenoblois.
Enfin, Denis Bonzy (Divers droite), a fait figure de show man de la soirée. Debout pour chaque réponse, il s’est défendu de vouloir commencer les hostilités, même s’il a parfois fortement taclé quelques idées de ses adversaires. Il a tout de même expliqué que sur ce sujet, il préfère « rendre le pouvoir aux professionnels de la culture, milieu où les élus ne feraient office que d’arbitres ».

Caroline Thermoz-Liaudy



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