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Grenoble - Le profil vert du futur quartier de l’Esplanade

Isère le 12 septembre 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 1479 fois

Depuis le 8 septembre, les Grenoblois ont la possibilité de s’exprimer sur  ce que sera le prochain quartier de l’Esplanade.

L’enquête publique  sur la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) a été ouverte pour une période d’un mois, afin de dessiner les contours de la nouvelle entrée de ville. En effet lors du conseil municipal du 30 juin, la nouvelle municipalité avait retoqué le projet de la municipalité Destot. Il faut dire que durant la campagne, il s’agissait d’un sujet de désaccord important. Les Grenoblois s’étaient aussi inquiétés de la disparition de la grande Esplanade, qui accueille régulièrement des manifestations comme la Foire, et, le reste de l’année, permet le stationnement. Que ceux qui s’inquiétaient se rassurent, la grande Esplanade restera, de même que les arbres centenaires. Pour les voitures, les élus promettent qu’elles auront leur juste place, c’est-à-dire selon Eric Piolle : « Une place qui permette d’utiliser la voiture, sans bloquer le développement des autres moyens de transport. » Ainsi, le projet devra permettre l’optimisation de la ligne E, et le développement de la pratique cycliste.
Dans les cartons, de nouveaux  plans avec des immeubles abaissés, et la suppression du projet de tour. Ainsi la hauteur des immeubles ne pourra pas dépasser la largeur de la rue (plus un étage « caché » en retrait), et ce, explique Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme, pour ouvrir le quartier, pour avoir plus de lumière et moins de densité. Dans le même objectif, le nombre de logements a été réduit. Il sera compris entre 600 et 650, avec cependant, un taux plus important de logements sociaux (40% au lieu de 30%, dont 10% dédiés à l’accession sociale), qui devra aider la ville à atteindre pour 2025 les 25% obligatoires (Grenoble affiche aujourd’hui plus de 21% de logements sociaux). La hausse du  nombre de ces logements sera d’ailleurs la politique des autres opérations significatives de la ville, comme la Presqu’île et Flaubert.
Autre changement important, (et on n’en attendait pas moins d’une majorité verte) : les économies d’énergie. L’isolation devra être optimisée pour réduire la consommation et la pollution. « Nous nous sommes fixé la RT 2012 moins 20%. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus bas. Il existe du RT-30%, du bâtiment passif, ou des bâtiments à énergie positive, mais nous commençons par ce compromis-là » explique Vincent Fristot.
L’espace extérieur sera réinvesti, précise ensuite l’adjointe aux espaces publics, Lucille Lheureux, qui annonce aussi une mesure importante, surtout en plein développement de la téléphonie 4G à Grenoble (qui selon les élus présents, augmenterait en moyenne de moitié l’exposition aux ondes électromagnétiques) : « Il ne sera plus possible d’installer une antenne relais à moins de 100m des lieux accueillant des publics sensibles : écoles, centres de soins, lieux d’accueils des personnes âgées. De plus, chaque installation d’antenne fera l’objet d’une enquête publique. Notre but est de réaliser un maillage à 0,6 volt/m, avec des micro-antennes de proximité, plutôt qu’avec des grosses antennes. »
Sur tous ces points, les Grenoblois ont désormais un mois pour se prononcer  (en mairie, antennes relais, à la Plateforme, ou à la direction de l’urbanisme). L’intégralité du dossier de 600 pages est consultable sur le site Internet de la ville, (de même qu’une synthèse beaucoup plus courte!) Au mois d’octobre, la commission d’enquête réalisera un rapport des avis, avant que la ville de Grenoble ne fixe définitivement le projet, peut-être lors du dernier conseil municipal de l’année le 15 décembre.

Caroline Thermoz-Liaudy



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