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Grenoble : La mairie a changé, la Métro va changer

Isère le 12 avril 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 270 fois

Grenoble : La mairie a changé, la Métro va changer
Après un échange à huit-clos dans le bureau, les deux maires grenoblois se sont rendus au monument aux morts (D.R.)

C’est officiel depuis dimanche 30 mars, soir du deuxième tour de l’élection municipale, Eric Piolle est maire de Grenoble.

Mais les premiers temps sont un peu flous. Le 7 avril dernier, lors d’un échange républicain dans le bureau du maire, entre Michel Destot et Eric Piolle, on ne savait pas trop qui recevait qui.
Pourtant, le conseil municipal d’installation a bien eu lieu le 4 mars dans une salle pleine à craquer, où 20 adjoints ont été élus. Et quelques jours après l’installation du nouveau conseil, les deux représentants de la ville ont échangé en privé dans le bureau du maire, avant de se rendre en marchant au parc Paul Mistral afin de procéder au dépôt d’une gerbe, comme il est d’usage après l’élection d’un nouveau maire, pour marquer la continuité de la vie municipale. Car il est un point au moins en lequel Eric Piolle souhaite continuer le travail de la majorité sortante : la mémoire. « Ce qui a été fait par la municipalité Destot pour la mémoire était important, je continuerai ».
De son côté, Michel Destot, toujours député de l’Isère, quitte une mairie qu’il a occupé 19 années durant, et pour laquelle il n’a pas souhaité se porter candidat à un nouveau mandat. « J’ai fait un beau bail, j’ai transmis une vision, une ouverture. J’espère qu’on saura rassembler à l’avenir, car il faut que l’action se poursuive. » C’était donc un des conseils donné à Eric Piolle ce jour-là : « S’avoir s’ouvrir et rassembler pour avoir plus de force ».
On sait aussi de la bouche d’Éric Piolle que lors de cet échange, il a beaucoup été question « de l’avenir de Grenoble, des prochains enjeux, dont celui de la Métropole. » Avant cela, la question de l’agglomération se pose. Et alors que le 25 avril prochain doit se tenir l’élection du nouveau président de la Métro, et alors que le sortant, Marc Baïetto, n’a pas été réélu à Eybens, l’élection s’annonce assez ouverte. D’autant qu’Éric Piolle ne devrait pas être candidat. Passée de 28 à 49 communes (soit 440.000 habitants) au 1er janvier 2014, la communauté d’agglomération, qui deviendra Métropole le 1er janvier prochain,  bénéficiera de compétences élargies en termes de développement économique, de déplacements, de promotion touristique, d’habitat, d’urbanisme, et bien entendu, de protection de l’environnement. Il s’agira aussi de faire rayonner l’ensemble du territoire.  EELV et le Parti de gauche disposeront de 22 des 31 élus communautaires grenoblois et pourraient constituer un groupe conséquent, mais pas forcément suffisant pour obtenir une majorité, les groupes PS et UMP s’annonçant plus importants. Quelques noms circulent déjà quant aux futurs candidats à la présidence, par exemple celui de Christophe Ferrari, maire PS de Pont-de-Claix. Mais pour l’heure rien n’est fait, et il ne s’agit pas de faire l’élection avant le scrutin. Réponse le 25 avril.

Caroline Thermoz-Liaudy



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