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Grenoble Habitat à la vitesse supérieure

Isère le 30 janvier 2015 - Laurent Marchandiau - Région grenobloise - article lu 581 fois

Grenoble Habitat à la vitesse supérieure
Laurent Marchandiau - Maryvonne Boileau et Eric Bard, présidente et directeur général de Grenoble Habitat

C'est l'un des plus petits bailleurs sociaux de l'Isère. Présent sur onze communes de la Métro et comptant un patrimoine locatif de plus 3 200 logements, Grenoble Habitat passe la seconde avec le passage à la Métropole.

C’est une petite révolution qu’est en train de connaître le bailleur social grenoblois. Fondé en 1966 par la ville et la Caisse des Dépôts et consignations, l’organisme HLM, avec le passage à la métropole, « est en train de connaître un changement de taille assez significatif », confie Maryvonne Boileau, sa présidente. Disposant d’un capital social de 10 M€ détenu majoritairement par la ville de Grenoble (pour 51,11 %), la CDC (30,78 %) et la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes (10,76 %), la SEM compte bien profiter du passage à la métropole pour se développer sur d’autres communes. Actuellement, il est présent sur 11 % villes de l’agglomération.

Un partenariat public / privé

Disposant d’un patrimoine locatif composé de 3193 logements, Grenoble Habitat se différencie des autres bailleurs sociaux isérois par son statut de SEM lui permettant d’intervenir sur l’ensemble de la chaîne immobilière. « Quand il s’agit d’accession sociale, les autres bailleurs sont obligés de créer une filiale spécifique afin de réaliser les ventes. Nous, nous pouvons le faire directement ce qui nous accorde une plus grande souplesse, y compris dans nos écritures comptables », explique Éric Bard, directeur général.

Une force lui offrant la possibilité de réaliser des opérations complexes  du fait de la particularité de sa structure associant fonds d’actionnariat public et privé. « Cela nous permet de toucher à des projets auxquels nous n’aurions pas accès. Par exemple, nous avons conçu un bâtiment de logements avec BNP Paribas sur la Presqu'Île. De même, nous pouvons nous lancer dans des opérations à risques telles que la réalisation de trois bâtiments de bureau à Europole ou encore la réalisation d’hôtel d’entreprises d’insertion comme celui d’Artis (3 700 m²) à Fontaine», ajoute Éric Bard. Et ça marche ! Actuellement, le secteur locatif social représente 40 % de son chiffre d’affaires, les 60 % restants provenant de son activité marchande (accession sociale, résidences hôtelières, immobilier d’entreprise, etc.) « Si nous n’avions pas cette double compétence, nous ne livrerions que 60 à 70 logements par an contre 150 à 200 en moyenne. » Depuis 2006, Grenoble Habitat a livré plus de 2000 logements en accession à la propriété.

De nouveaux projets

Cependant, le contexte économique a fait varier fortement les livraisons. En 2008, seuls 174 logements ont été livrés tandis qu’en 2012, Grenoble Habitat en enregistrait 626 avant de redescendre à 375 en 2013 et à 189 l’an dernier. Des fluctuations qui s’expliquent également par l’écart entre le lancement d’un programme et sa livraison effective. Pour cette année, la SEM a obtenu des financements pour 317 logements tandis qu’elle estime en livrer 173 dont 60 en locatif et 113 en accession.

Actuellement, Grenoble Habitat a créé 16 sociétés civiles immobilières afin de mener à bien ses opérations dont un programme de 300 logements étudiants sur la Presqu'Île (livraison fin 2016-début 2017) qui sera gérée par le Crous de Grenoble. Autre projet, celui de l’îlot Peugeot (230 à 240 logements dont 80 sociaux) sur l’esplanade. « C’est un projet qui était très avancé. De ce fait, il n’a pas été retoqué contrairement à d’autres », confie Maryvonne Boileau. Avec le passage à la métropole grenobloise, Grenoble Habitat compte aujourd’hui se positionner sur d’autres communes telles que La Tronche ou Saint-Martin-le-Vinoux voir Meylan. A noter que sur 2014, Grenoble Habitat a injecté 37,9 M€ dans l’économie locale tandis que la SEM a réalisé 20,5 M€ de chiffre d’affaires, dont 4,7 M€ en accession et 15,8 M€ au niveau locatif.

Laurent Marchandiau



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