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Grenoble - Eric Piolle dénonce la fermeture d’un hébergement d’urgence, le préfet ne plie pas

Isère le 18 juillet 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 1142 fois

Grenoble - Eric Piolle dénonce la fermeture d’un hébergement d’urgence, le préfet ne plie pas
Chacun du maire de Grenoble et du préfet de l'Isère maintient sa position (D.R.)

Le bras de fer entre la ville de Grenoble et l’Etat se poursuit à propos du centre d’hébergement d’urgence les Mimosas, de la rue Verlaine.

Après de premiers désaccords, (la préfecture ayant programmé la fermeture là où Eric Piolle souhaitait le maintien), le maire de Grenoble a dénoncé en milieu de semaine dernière la création d'un squat par l'État : « L'État crée un squat en se désengageant de ce bâtiment », déclarait l'élu écologiste, devant les anciens locaux de la direction de la jeunesse et des sports, transformés en centre d'hébergement d'urgence. « Cela fait trois mois que nous proposons que la Métro, et la ville de Grenoble (...) discutent avec l'État pour enfin mettre une logique dans la question de l'hébergement d'urgence. Au bout de trois mois, on ne peut que constater que rien n'a bougé, avec une situation qui empire », a-t-il ajouté. «Ce lieu est symbolique, mais on a 2.000 personnes dans une situation similaire dans l'agglomération grenobloise », disait-il encore lors d’une conférence de presse organisée en urgence après que l’eau et l’électricité aient été coupées et que la commune les ai rétablies à ses frais.
En réponse, la préfecture de l'Isère a confirmé dans un communiqué que la fermeture du centre Verlaine était « effective depuis 16H00 » jeudi 10 juillet.  « Malgré les mises en demeure successives et le report de la fermeture initialement prévue le 5 juillet (...), 15 familles, soit 68 personnes ont refusé d'engager toute procédure administrative mais aussi de quitter les lieux. Ces 68 personnes, toutes en situation irrégulière sur le territoire, occupent désormais illicitement le bâtiment, propriété de l'État », ajoute le document de la préfecture.
Ce centre qui est resté ouvert 584 jours, hébergeait 117 personnes début juillet. Eric Piolle a demandé au gouvernement de revenir sur la régionalisation des demandes d'asile, instituée en 2010, « qui crée de la friction parmi les habitants » en concentrant les demandeurs d'asile dans quelques métropoles. Le lendemain, un autre communiqué de la préfecture indiquait : « le constat opéré par l’huissier de Justice fait état de la présence d’une centaine de personnes dont de nombreux enfants alors même que des branchements électriques extrêmement dangereux ont été constatés. […]Compte tenu de cette urgence, Monsieur Richard Samuel, préfet de l’Isère, a saisi ce jour le juge des référés administratif dans le but d’autoriser l’administration à évacuer les occupants […] En fonction de la décision de justice, il sera procédé à une évacuation avec le concours de la force publique. »

Caroline Thermoz-Liaudy



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