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GrDF et le Siel parient sur le biométhane

Loire le 16 juin 2015 - Louis Thubert - Sciences, Santé, Environnement - article lu 279 fois

GrDF et le Siel parient sur le biométhane
Louis Thubert - La table ronde sur les possibilités du biométhane comme carburant pour véhicules.

A Montrond-les-Bains, un forum a mis en lumière les opportunités offertes par le biométhane, issu de la fermentation de matières organiques. GrDF, entreprise de distribution de gaz naturel et co-organisatrice de l'évènement, a une carte à jouer dans cette filière.

« Nous sommes à la veille d'un changement important », a annoncé Olivier Bresson, directeur régional de Gaz réseau distribution de France (GrDF), société de distribution de gaz naturel. Nous sommes le 5 juin, à la salle de conférence les Foréziales, à Montrond-les-Bains, lors du forum départemental sur la méthanisation. Organisée dans le cadre de la semaine du développement durable par le Syndicat intercommunal d'énergies de la Loire (Siel) et GrDF, la manifestation réunit élus locaux, membres du Siel et d'associations, pour promouvoir le biométhane et réfléchir à sa valorisation. Au programme : deux-tables rondes, regroupant différents acteurs du secteur.

Un procédé miracle ?

Mais qu'est-ce que le biométhane ? C'est un gaz naturel issu du biogaz, qui vient lui même de la fermentation de déchets organiques. Dans le département, la ferme du Pré Vert à Verrières-en-Forez, en produit ce qui permet de chauffer le lycée agricole tout proche  ; Nicolas Robert, un des associés du Gaec, est d'ailleurs présent lors de la première table ronde. Le biométhane peut être utilisé dans tous les secteurs où le méthane est présent. Comme gaz de ville, mais aussi pour produire de l'électricité, voire même... comme carburant. L'intitulé de la première table-ronde était d'ailleurs « La méthanisation comment ça marche ? La mobilité durable grâce au bio-GnV », GnV signifiant Gaz naturel pour véhicule.

La méthanisation ressemble à un procédé miracle : avec des déchets, on produit de l'énergie. Surtout que, comme le souligne Nicolas Robert, la méthanisation permet toujours d'utiliser le digestat - ce qui reste des déchets agricoles après méthanisation - comme engrais, sans l'odeur du fumier ou du lisier, disparue lors du processus. Le grain de sable dans cette belle mécanique, c'est la question du réseau. Les exploitations agricoles produisant du biogaz sont rarement proches des centres urbains qui utilisent du gaz de ville, et le transport coûte cher. C'est sans doute là que GrDF a à la fois une opportunité, et une responsabilité : rapprocher producteurs et consommateurs de méthane tout en acquérant une nouvelle source d'énergie.

Louis Thubert



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