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Grand âge - EHPAD : « Les demandes ont doublé »

Loire le 17 avril 2014 - Florence Barnola - Actualités - article lu 825 fois

Grand âge - EHPAD : « Les demandes ont doublé »
Jean-Marc Chenevier (D.R.)

Est-ce difficile de rentrer dans une résidence ? Ça l’est parce qu’on ne sait pas gérer les urgences.

Est-ce difficile de rentrer dans une résidence ?

Ça l’est parce qu’on ne sait pas gérer les urgences. Il y a une admission lorsqu’il y a un départ, en l’occurrence un décès. Nous sommes très sollicités, sur la résidence Bernadette qui dispose de 80 places nous avons eu plus de 530 nouveaux dossiers sur l’année 2013. En l’espace de 4 ou 5 ans les demandes ont doublé. La difficulté est suivant la pathologie des gens. La structure a deux unités de 12 lits pour personnes très dépendantes, une unité pour déambulants qui ont Alzeimer, et puis s’ajoutent des personnes plus autonomes. Lorsque les dossiers nous sont adressés, ils sont vus par notre médecin coordinateur qui en fonction du questionnaire médical détermine le service d’admission. Certaines unités, petites, n’ont pas eu de décès depuis 6 moi. En revanche dans le service d’à côté il peut y avoir trois décès en deux semaines, ce qui permettra des admissions plus rapides.

Avez-vous des critères de choix ?

Il n’y a aucun critère. Il faut vraiment qu’il y ait une grosse pathologie pour que nos services ne puissent pas l’assurer. Nous avons une liste d’attente : chaque année environ 550 nouveaux dossiers nous arrivent. Nous incitons les gens à nous appeler tous les mois une fois le dossier déposé. Nous partons du principe qu’au bout de six mois, si les gens ne rappellent pas, ils ne sont plus intéressés ou ont trouvé une autre structure.

Quels sont les tarifs des résidences ?

Nous sommes habilités à l’aide sociale, nous avons un tarif déterminé par le conseil général. En 2014, il est de 56,26 € par jour tout compris quel que soit la dépendance, que l’on soit GR1 (degré de dépendance) ou GR6. Plus il y a dépendance, plus le conseil général intervient financièrement.

Florence Barnola



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