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Gilles-Robert Lopez dans le costume de président

Loire le 17 juillet 2014 - Florence Barnola - Agglomération stéphanoise - article lu 1409 fois

Gilles-Robert Lopez dans le costume de président
(Photo : Florence Barnola)

Maître Gilles-Robert Lopez a prêté serment en décembre 1978.

Originaire de la vallée du Gier, il a tout naturellement ouvert son premier cabinet en 1979 à Saint-Chamond. « Il y avait un besoin à l’époque de conseils sur la vallée, il n’y avait personne. » Face à la demande croissante, l’activité est relocalisée au 21 rue de Terrenoire à Saint-Etienne en 1992. Gilles-Robert devient bâtonnier l’année suivante.
Aujourd’hui, l’avocat compte huit associés sur deux sites stéphanois. Le premier regroupe six d’entre eux et est spécialisé dans la formation, la médiation et dans le droit des affaires : « tout ce qui concerne le droit de l’entreprise : droit de la distribution, droit commercial, beaucoup de procédures collectives, droit des sociétés, droit pénal spécial, immobilier, construction… D’une manière générale toutes les problématiques du chef d’entreprise. On arrive même à faire du divorce. » Le deuxième site, fondé avec deux autres associés, est situé place Carnot et est spécialisé dans le droit social employeur.
Pas moins de 30 personnes travaillent chez Lopez & Associés, des juristes et des avocats dont la fille de Me Lopez qui fait partie du département international. « Elle est inscrite aux barreaux de Barcelone, où nous avons une antenne, et de Saint-Etienne ». Le cabinet travaille également avec l’Allemagne et l’Angleterre.
Par ailleurs l’avocat chef d’entreprise est fier de signaler que sur sa trentaine de collaborateurs et d’associés, 28 sont des femmes « Et de générations différentes, de 35 à 50 ans. C’est un concours de circonstances. Ce sont les critères de compétences qui ont déterminé le recrutement. »

« L’objectif aujourd’hui est plus la régionalisation »

Le cabinet Lopez & Associés est amené à se développer à nouveau. « L’objectif aujourd’hui est plus la régionalisation. On sent bien que les choses vont vers des regroupements, régionaux surtout. Nous avons déjà beaucoup de partenariats avec la région et avec Paris mais nous avons besoin de nous ancrer plus complètement.» La région lyonnaise serait la prochaine étape pour le cabinet d’avocats associés.
« La redistribution juridique se fait sur un domaine et un territoire qui changent, les compétences des tribunaux s’élargissent. La mutualisation des moyens devient nécessaire. Tout cela conduit à avoir un champ d’actions un peu plus large. » Le 15 mai dernier, la nouvelle Carpa Rhône-Alpes est créée, unissant l’existante (barreaux de Lyon, Roanne et Ardèche) à celles de Saint-Etienne et de Villefranche. Gilles-Robert Lopez ayant été un partisan de ce rapprochement et ayant œuvré dans ce sens, a accepté ce premier mandat triennal afin de travailler à l’harmonisation de cette nouvelle association siégeant à Lyon.
Une activité prenante et qui confère de hautes responsabilités. L’organisme centralise des fonds à hauteur de 180 M€ venant de 3 300 avocats. De plus Gilles-Robert Lopez est déjà président de la Chambre nationale des praticiens de la médiation (CNPM) dont il est le fondateur (1997). « Elle s’est beaucoup développée, aujourd’hui nous sommes 150 membres à travers 11 délégations réparties sur tout le territoire, y compris à la Réunion et à la Guyane ».

Florence Barnola

Carpa ?

La Caisse des règlements pécuniaires des avocats (Carpa), née en 1957, a pour vocation de recevoir tous les maniements de fonds opérés par les avocats à la suite de décisions de justice, de transactions… Elle est adossé à un établissement financier. Il en existe 164 en France, 5 en Rhône-Alpes. Il est obligatoire pour les avocats exerçant en France d’y adhérer. « La Carpa est un outil de sécurisation des moyens et des instruments financiers pour le client et l’avocat contrôlant l’origine et la destination des fonds, précise G.-R. Lopez. Comme c’est une caisse créée et gérée par notre profession, nous avons la maîtrise de l’argent. Nous sommes les seuls professionnels du droit à avoir ce type de structure. »



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