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George Best, le cinquième Beatles

Loire le 04 février 2015 - Xavier ALIX - Livres - article lu 102 fois

George Best, le cinquième Beatles

Les 300 000 personnes qui assistaient à son enterrement avaient pu lire sur une des couronnes : « Maradona good, Pelé better, George Best ». Ainsi quittait ce monde le plus grand tripoteur de balles de tous les temps. L'ouvrage de Vincent Duluc revient sur la vie du « cinquième Beatles ».

Quand George Best avait 15 ans, un recruteur de Manchester United - après l’avoir vu se colleter avec un ballon dans une cour d’école - avait télégraphié à l’entraîneur du club : « Je crois que je vous ai trouvé un génie ». Deux ans plus tard « le génie » faisait ses débuts dans l’équipe première du club et - avec son premier ballon - se payait un petit pont sur un crocodile de Premier League.
Cinq ans plus tôt - le 6 février 1958 - l’avion qui ramenait en Angleterre l’équipe de Manchester - après un match de Coupe d’Europe contre l’Etoile Rouge de Belgrade - s’était abîmé sur l’aéroport de Munich laissant pour morte la quasi-totalité de l’équipe. Dix ans après cette tragédie, George Best et sa nouvelle bande vengeaient les morts et ramenaient la Coupe d’Europe à Manchester. C’était en 1968 et George Best était sacré Ballon d’Or.
Du génie dans les pieds, rapide, virtuose, «il  éliminait ses adversaires d’un dribble comme un coup de gomme», de la malice aussi sous sa tignasse mod de Beatles, capable de boucler les mots croisés du Times en trois quarts d’heure, il côtoya néanmoins l’enfer à 27 ans. Victime des femmes, des belles voitures et de l’alcool. Depuis, des centaines d’écrivains et des milliers de journalistes s’interrogent sur cette déchéance.
Certes, George Best eut plus de femmes dans son lit que Simenon, Casanova et DSK réunis, certes il roula la même année dans trois Jaguar bleu nuit, une Ferrari et une Rolls Blanche, certes il s’offrit deux cirrhoses, une avec son foie, une avec celui d’un autre, pourtant c’est balle aux pieds que Dieu lui fit tutoyer les étoiles. Première pop star du football, il avait la gueule d’ange des Beatles, leur faculté à affoler les filles du Royaume et aurait été John Lennon s’il avait eu le même talent dans les doigts que dans les pieds.
Et puis un jour, alors que tout roulait encore dans le bon sens - un jour qu’il était au lit avec la Miss Monde du moment - le groom de l’hôtel lui posa cette question qui fâche et dont on attend toujours la réponse : « Dites-moi, monsieur Best, quand est-ce que tout a commencé à aller de travers ? »

Jacques Plaine

George Best, le cinquième Beatles de Vincent Duluc, éditions Stock.

Vendredi 6 février, exceptionnellement à 17 h et à la Maison des Associés supporters de l’ASSE 16 rue Jean-Snella (à une portée de ballon du stade Geoffroy-Guichard), enregistrement public sur RCF de l’émission « A plus d’un titre » avec Vincent Duluc



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