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Geoffroy-Guichard : la pelouse refaite dès cet été

Loire le 23 mai 2014 - Xavier Alix - Sports - article lu 3285 fois

Elle avait fait beaucoup parler d’elle l’hiver dernier.

En mal. Refaite en profondeur en 1996, seulement « rafistolée » en 2007 pour la Coupe du Monde de rugby, la pelouse de Geoffroy-Guichard est à bout de souffle. Du fait de son vieillissement et de certains hivers très rigoureux (n’oublions pas qu’après Madrid, le Chaudron est le stade de haut niveau le plus en altitude en Europe). 
Maurice Vincent, le précédent président de Saint-Etienne Métropole, gestionnaire de cet équipement public, avait évoqué fin janvier diverses hypothèses de remplacement sur laquelle l’agglomération travaillait. Annonçant des travaux à l’été 2014 ou 2015 selon les contraintes elles aussi à l’étude. Parmi les possibilités - simplement remplacer la pelouse, l’équiper ou non d’un chauffage, d’une luminothérapie, la rehausser etc. -, c’est la plus complète et donc la plus chère (le projet devrait totaliser environ 1 M€, l’appel d’offre est en cours), qui a été retenue par le nouvel exécutif issu des élections municipales.
Son président, Gaël Perdriau, a en effet réuni cette semaine les maires de Saint-Etienne Métropole pour leur faire part de ses intentions : « ils ont voté pour le remplacement à l’unanimité. Il n’y a eu que quelques abstentions pour certains aménagements, précise-t-il, il s’agit de donner à notre équipe de meilleures conditions. C’est aussi une question d’image notre ville. »

« Oui, c'est un risque »

Son investissement est conséquent mais Saint-Etienne Métropole espère en tirer un entretien plus aisé ainsi qu’une durée de vie considérablement améliorée par rapport à l’aménagement de 1996. Tout le but du projet qui comptera donc un système hors gel à résistances électriques, un rehaussement de 20 cm (économisant le coût d’une excavation et améliorant aussi la visibilité des supporters comme l’incite l’UEFA) et le remplacement du substrat, de nouveaux drains ainsi qu’un système de « luminothérapie ». Enfin, cerise sur le gâteau, un système d’arrosage intégré. « Cela permet d'être plus réactifs. Beaucoup d’entraîneurs réclament un arrosage juste avant le match ou à la mi-temps, pour la souplesse du terrain et éviter les blessures, pour un jeu plus rapide », note Roland Goujon, vice-président aux sports. A noter que surcoût de gestion - les « fluides » - de la luminothérapie et du système hors gel (au total de 60 à 70 000 € par année « difficile ») pourrait influencer le montant de la location (800 000 € par an selon nos informations) de G.-Guichard à l’ASSE dont la convention actuelle s’achèvera avec les travaux de rénovation fin décembre.
Le calendrier de remplacement de la pelouse sera, lui, très serré. La dernière grosse poutre de soutien à monter, celle de la tribune Pierre-Faurand dans l’enceinte depuis mercredi, ne le sera que le 25 juin au mieux, le 7 juillet au pire dans les prévisions de Métropole si le vent se mêle de trop près à la partie. L’agglomération ayant demandé à la Ligue (et elle pense qu’elle sera entendue) que l’ASSE effectue son premier match de 2014/15  à l’extérieur, l’opération devra donc être effectuée en 6 ou 7 semaines. Le calendrier de la L1 sera communiqué le 30 mai. Mais il y aussi un tour préliminaire Ligue Europa début août… « Oui, c’est un risque », lance G. Perdriau. Est-il possible que la pelouse ne soit pas prête à temps ? « On ne peut pas deviner à l’avance les aléas éventuels d’un chantier. S’il faut, on travaillera de nuit », répond Roland Goujon. En revanche, une météo difficile - très pluvieuse ou très sèche - ne serait selon lui pas un problème…

« On ne s'interdit rien »

Enfin, il a été précisé qu’il pourrait y avoir, à terme, d’autres avenants sur l’ensemble de la rénovation. Par exemple, l’angle nord-est dont la configuration des accès interdit de placer un public local à l’étage quand les visiteurs sont en nombre de remplir seulement le rez-de-chaussée ! Une absurdité non prise en compte dans la conception. « On ne s’interdit rien, pas même d’ajouter les étages manquant aux angles », n’hésite cependant pas G. Perdriau  qui avait pourtant, tout le long de l’année précédant les élections municipales, protesté à de nombreuses reprises sur le « dérapage financier » de G.-Guichard. « Ça ne me contredit pas, cela confirme au contraire ce que j’ai dit : le projet a été mal conçu et a dérapé à 80 M€. Mais s’il faut rajouter de l’argent pour éviter la honte à l’Euro 2016, on le fera. »

Xavier Alix



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