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Gaël Perdriau et Maurice Vincent échangent leurs rôles

Loire le 24 avril 2014 - Mathieu Ozanam - Agglomération stéphanoise - article lu 633 fois

Gaël Perdriau et Maurice Vincent échangent leurs rôles
Gäel Perdriau a présidé son premier conseil municipal cette semaine (D.R.)

L’ordre du jour du premier conseil municipal de la nouvelle équipe municipale était plutôt léger.

Il s’agissait principalement de voter les indemnités des élus (lire l’encadré), de désigner les représentants dans les diverses institutions, organismes et syndicats mixtes et intercommunaux et de donner délégation au maire pour la gestion de la dette.
Ce point devait offrir un échange entre l’ancien édile Maurice Vincent, qui avait fait de la question du rétablissement des équilibres financiers de la commune l’un des axes majeurs de sa campagne, tandis que Gaël Perdriau avait reproché à celui-ci de nuire à l’image de la ville en mettant trop en avant ce sujet. Déjà l’intitulé « gestion active de la dette » dans l’ordre du jour indiquait la différence d’appréciation entre les deux hommes.
« La délibération que vous présentez sur la gestion de la dette capitalise sur notre gestion pendant 6 ans », rappelait Maurice Vincent, tout en soulignant que « cette délibération ne parle pas de la provision de 20 M€ que nous avons faite », afin de faire face à un éventuel emballement des taux des emprunts toxiques. « Nous allons nous abstenir (de voter, Ndlr) sur cette délibération car nous voulons souligner la difficulté politique qui est la vôtre : vous avez beaucoup promis au monde de la culture, du sport, dans les quartiers sud-est et de Montreynaud, à toutes les clientèles possibles et imaginables. Vous avez beaucoup annoncé de projets lourds à financer. » L’ancien maire rappelait qu’avec « 349 M€ la dette reste importante ».
« Vous cherchez à vous faire passer pour un bon gestionnaire, rétorquait Gaël Perdriau. Mais la situation dont on hérite n’est pas si fantastique. Vous n’avez pas intégré certaines dépenses dans le budget 2014 que nous allons être obligés de reprendre. Mais contrairement à vous, je ne passerai pas mon mandat à me plaindre de ce qu’a fait mon prédécesseur. Je ne vous ferai pas le coup de l’héritage. Et comme mes prédécesseurs, je m’engage à continuer à diminuer la dette. »
Nouvel acteur du conseil municipal, l’élu frontiste Gabriel de Peyrecave annonçait que son groupe voterait contre la délibération car « j’ai fait campagne en disant que nous n’aurions pas recours à des prêts à taux variables si nous étions élus, mais uniquement à taux fixes. D’autres villes le font, telle que celle d’Orange. »

Service public funéraire

Le service public funéraire était l’un des autres sujets de divergences entre les deux ex-candidats. « Pendant la campagne vous vous êtes élevés contre le principe même d’un service public funéraire , lançait Florent Pigeon, président du groupe socialiste, radicaux, communiste et républicains Saint-Etienne avenir ensemble. Les Stéphanois doivent savoir qu’un service public funéraire offre en France, des prestations en moyenne 30 % moins chères que celles proposées par le secteur privé… La conséquence est qu’à Saint-Etienne, une famille endeuillée se voit aujourd’hui proposer un devis pour obsèques et crémation 75 % plus cher que le prix pratiqué (pour la même prestation) par les pompes funèbres intercommunales de Grenoble ! » Pour Gaël Perdriau, « le service public doit intervenir quand il y a carence du secteur privé, ce n’est pas le cas à Saint-Etienne. Ce sujet a été débattu pendant la campagne, les Stéphanois ont tranché ».

Mathieu Ozanam



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