Fermer la publicité

Géraldine Boulley : conciergerie et aviations d'affaires

Rhône le 12 juin 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1116 fois

Géraldine Boulley : conciergerie et aviations d'affaires
(D.R.)

Après la naissance de son second enfant, Géraldine Boulley fait une pause professionnelle.

Depuis sept ans et la fin de son BTS Tourisme, elle est agent de voyage chez Objectif Australie. « J’y ai fait mon stage, puis j’ai été embauchée dans un parcours tracé », précise celle qui, à l’origine, voulait être hôtesse de l’air.
Avec sa meilleure amie, elles baignent dans l’entreprenariat et c’est assez naturellement qu’elles envisagent de créer leur entreprise, ensemble. Les Lyonnaises s’intéressent à la conciergerie privée, alors en plein essor, et pour creuser leur idée, s’inscrivent au stage « 5 jours pour entreprendre » de la CCI de Lyon. C’est le déclic pour Géraldine Boulley qui « démissionne quasiment à l’issue de la formation ».
Au départ, Eventys s’oriente vers la conciergerie privée haut de gamme : il s’agit de fournir à des clients exigeants toutes sortes de prestations. Mais venus tout droit de la culture anglo-saxonne, ces services se révèlent plutôt difficiles à développer sur Lyon. Restant sur ces bases, les associées s’orientent vers l’aviation d’affaires, en développement à l’aéroport de Lyon-Bron : « Nous avons interpellé le directeur de l’aéroport en lui proposant un test en temps réel. Après l’avoir réussi, nous avons poursuivi notre collaboration et gagné les différents appels d’offres ».
Alors que l’entreprise commence à décoller, les deux associées se séparent et Géraldine Boulley se retrouve seule aux commandes. Obligée de retourner vivre chez ses parents avec ses deux enfants - elle divorce dans cette période -, elle vit une période compliquée. Mais de nature optimiste, elle s’accroche grâce au « soutien sans faille de ma famille ».

Du haut de Gamme à l'accent lyonnais

Côté professionnel, elle trouve un second souffle en s’associant avec Olivier Michel, voyagiste dirigeant de N&M, qui lui permet de se structurer et d’intégrer le réseau du CJD. « Après ces deux ans de galère », elle peut enfin engager une première collaboratrice et développer son activité.
Passionnée de voyage - elle adore l’Australie qu’elle connaît particulièrement bien -, elle s’épanouit dans l’aviation : après l’aéroport de Bron, Eventys se développe sur Lyon - Saint-Exupéry, Grenoble et surtout Chambéry où « le tourisme, entre novembre et mars, représente près des trois-quarts de notre chiffre d’affaires annuel ». Là, Russes, Sud-américains ou Canadiens utilisent les services d’Eventys « du catering [la restauration, NDLR] classique à des demandes plus extravagantes comme un kilo de caviar », souligne la dirigeante qui, tout au long de l’année, poursuit son activité dans l’aviation d’affaires « plus traditionnelle ».
Du haut de gamme à l’accent lyonnais que la jeune femme tient à mettre en avant : « J’impose mes partenaires et mes fournisseurs car il est compliqué de reproduire certains services haut de gamme dans un avion. Il faut savoir s’adapter aux horaires, aux contraintes et être extrêmement réactif », explique-t-elle.
Vissée à son téléphone portable - que ses fils appellent avec une pointe d’ironie le « saint Graal » -, disponible 24 heures sur 24, le contact avec les clients « avec qui elle échange dès qu’elle peut sur leur pays d’origine » lui fait oublier les contraintes liées à son activité. Désormais seule propriétaire de l’entreprise, elle aspire aujourd’hui « à prendre du recul pour se consacrer pleinement à la fonction de dirigeante », levant - un peu - le pied sur l’opérationnel pour se tourner vers la gestion, la stratégie et le développement de l’entreprise. Avec l’énergie qui la caractérise, elle façonne, patiemment, son projet de vie autour de l’entreprenariat. Et cela fait déjà sept ans que cela dure.

S.B.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide