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Freudenberg s'apprête à fermer sa dernière unité de la Loire

Loire le 06 novembre 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 954 fois

Freudenberg s'apprête à fermer sa dernière unité de la Loire
Georges Rivoire - Freudenberg s'apprête à poursuivre son désengagement du freinage automobile.

Le groupe allemand a confirmé aux salariés de l'usine de Saint-André-le-Puy que leur avenir professionnel est compromis à court terme.

Les salariés de l’unité de formulation et de mélange de caoutchouc pour l’automobile de l’équipementier allemand Freudenberg, de Saint-André-le-Puy, ont repris le travail avec résignation mardi 3 novembre, à la suite de près d’une semaine de grève.

Soutenus par la CGT et FO, les 22 salariés avaient cessé le travail pour obtenir de leurs dirigeants allemands des réponses aux questions qu’ils se posent sur le devenir du site et de leurs emplois. La rencontre avec ces derniers, lundi 2 novembre, leur a confirmé que Freudenberg, qui s’est déjà largement désengagé du freinage automobile, notamment en vendant trois sites industriels de la Loire ces dernières années, ne dispose actuellement pas d’acquéreur pour cette dernière unité dont il cherche toujours à se séparer. L’activité de ce site spécialisé dans la mise au point de la matière première utilisée pour des composants de freinage, des pièces de sécurité et des systèmes anti vibratoires pourrait ainsi être stoppée dans le courant du premier semestre 2016.

Le paradoxe pour ses salariés réside dans le fait que leur principal client, Conti Tech Vibration Control (groupe Continental), qui représente environ les deux-tiers des ventes, se trouve à Andrézieux-Bouthéon, à une vingtaine de kilomètres de distance. Mais il semble avoir développé en Allemagne le savoir-faire nécessaire pour approvisionner en caoutchouc son usine de la Loire, ainsi que celles qu’il possède en Slovaquie et au Mexique. Contacté, Jean Cazaubieilh, le nouveau directeur de Contitech Andrézieux-Bouthéon, a refusé d’indiquer si son groupe allait cesser de s’approvisionner à Saint-André-le-Puy en 2016, et s’il envisageait de reprendre cette dernière unité de Freudenberg comme le souhaiteraient ses salariés.

Denis Meynard



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