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French Tech : essai réussi pour Grenoble

Isère le 13 novembre 2014 - Laurent Marchandiau - Actualités - article lu 1278 fois

French Tech : essai réussi pour Grenoble
Digital Grenoble s'est montré convaincant

C’est une première étape qui vient d’être franchie pour la Capitale des Alpes.

Parmi les quinze candidatures reçues dans le cadre de la labelisation « French Tech », neuf villes ont obtenu ce précieux sésame. Parmi elles, Grenoble et Lyon. « C’est un grand jour pour le président de Grenoble Alpes Métropole que je suis. Ce label est l’aboutissement d’une œuvre collective reflétant la grande qualité du dossier grenoblois. Rhône-Alpes est la seule région à obtenir deux villes labellisées – Grenoble et Lyon – sur le plan national », se félicitait Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole (La Métro) mercredi soir. Portée par La Métro en association avec la communauté de communes du Grésivaudan et en partenariat avec la chambre de commerce et d’industrie de Grenoble (CCI Grenoble), le dossier « Digital Grenoble » à la French Tech constitue une nouvelle opportunité pour le bassin économique grenoblois afin de constituer une filière numérique viable en fédérant ses différents acteurs tout en accompagnant les startups à forte valeur ajoutée qui créeront les emplois et la dynamique de demain.

Un champion du numérique d’ici 10 ans

Depuis plusieurs mois, pas moins de 350 structures (entreprises, collectivités, etc) soit plus de 500 acteurs se sont regroupées autour de cette candidature. « C’est une filière qui se méconnaissait comptant 40 000 emplois sur notre bassin économique et 6000 chercheurs », indique Fabrice Hugelé, 3e vice-président à l’Économie, à l'Industrie et à l'Attractivité du territoire à la Métro. Et Jean-Pierre Verjus,  chargé du Projet Digital Grenoble chez La Métro, de poursuivre : « les différents acteurs économiques comme institutionnels se sont rapidement regroupés afin de porter cette candidature. Avec ce label, nous allons faire en sorte que les personnes qui travaillent dans le secteur du numérique s’épanouissent à Grenoble. » Et pour cela, quatre accélérateurs ont été clairement identifiés se basant sur les atouts de la Capitale des Alpes : la digitalisation des clients, les objets connectés, l’énergie et la santé numérique. L’objectif affirmé : faire émerger un champion du numérique grenoblois comptant au moins 1000 emplois d’ici dix ans ainsi que plusieurs dizaines d’ETI (établissements de taille intermédiaire) de plus de 100 emplois chaque.

Un décollage prévu d’ici début 2015

Si l’essai a été réussi, reste encore à le transformer. Le projet porté par Digital Grenoble repose sur plusieurs piliers. Condition sine qua non à la candidature French Tech, Grenoble se dote d’un bâtiment « Totem. » Celui-ci est mis à disposition par Orange et se situe stratégiquement à Chavant à proximité de la CCI de Grenoble. « Il nous fallait un lieu neutre, ni trop loin ni trop proche d’Inovallée et des autres zones d’activités structurantes de l’agglomération grenobloise », souligne Jean-Pierre Verjus.

Dès début janvier, il accueillera sur 700 m² un espace de coworking, les accélérateurs, des espaces d’expérimentation ainsi que des services (équipe Digital Grenoble, accompagnateurs, etc.). Deux phases permettront de monter en puissance progressivement, l’une en janvier 2016 octroyant 800 m² de plus dotés d’accélérateurs de niveau 2 et de services complémentaires et celle de janvier 2017 se concrétisant par une augmentation de 500 m² des surfaces dédiées à l’hôtel d’entreprises. La structure sera gérée par une société coopérative et participative (SCOP) de droit privé à intérêt collectif se rétribuant sur les services fournis aux entreprises résidentes et aux collectivités notamment. « Sa création est prévue pour le 1er juillet 2015. En attendant, nous allons mettre en place d’ici peu une association préfigurative qui cessera le 30 juin, date à laquelle la Scop reprendra la gestion », explique Jean-Pierre Verjus. Autre point,  l’accompagnement des startups afin de dépasser le plafond de verre des 100 salariés. C’est précisément là qu’interviendront les accélérateurs en proposant des accompagnements pertinents en synergie avec d’autres villes labellisées tels que Lyon.

Enfin, les grands groupes à travers la création d’un small business act à la grenobloise, permettront aux startups de se nourrir des idées nées dans ces groupes tout en leur permettant de s’associer avec eux pour des projets d’envergure. Avec le label French Tech, Grenoble espère obtenir une enveloppe de la BPIFrance située entre 10 et 20 M€. La Métro apportera probablement 500 000 € tandis que la CCI Grenoble travaille en ce moment sur la création d’un fonds destinée à apporter 30 à 50 M€ à cette filière. « Le but recherché n’est pas de vivre des subventions, mais d’être indépendant financièrement d’ici trois ans avec un modèle économique rentable », conclut Jean-Pierre Verjus.

Laurent Marchandiau

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