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Frédéric Sanchez secrétaire général de la CGT Métallurgie

Loire le 01 mai 2015 - Denis Meynard - article lu 753 fois

Frédéric Sanchez secrétaire général de la CGT Métallurgie
Denis Meynard - F. Sanchez, sectéraire CGT Loire métallurgie

L'ex-dirigeant de la CGT métallurgie de la Loire remplace, à la tête de cette branche, le successeur de Thierry Le Paon.

Tandis que le 19 mars dernier, le Conseil national de l’UIMM portait un patron de la Loire (Alexandre Saubot, dirigeant d’Haulotte) à la présidence de la plus importante branche du Medef, deux semaines auparavant, un autre Ligérien était nommé secrétaire général de la Fédération CGT des Travailleurs de la Métallurgie : Frédéric Sanchez, jusqu'alors l’adjoint de Philippe Martinez, qui a quitté cette fonction pour succéder à Thierry Le Paon.

Pour le Stéphanois de 43 ans, dont la mère est arrivée dans la région à 11 ans, en provenance d’Andalousie, la CGT est une histoire de famille, avec un grand-père et deux oncles ouvriers au site Creusot-Loire Le Marais. Après son enfance à Montreynaud, où il a fréquenté le collège Marc-Seguin, Frédéric Sanchez a passé un bac pro d’opérateur sur machines à commandes numériques au lycée professionnel du Bardot. Ce qui l’a conduit à être embauché chez le sous-traitant automobile OCI (devenu Adwest, puis Dura), à La Talaudière. Il y a connu ses premiers piquets de grèves, contournés par la direction avec l’utilisation d’un hélicoptère pour acheminer les pièces chez ses clients.

Délégué syndical de l’usine de la Loire, puis délégué syndical central des trois sites français du groupe américain, il a ensuite quitté l’entreprise pour se consacrer à 100 %, pendant dix ans, à l’Union syndicale des travailleurs de la métallurgie de la Loire, « une des plus ancienne de France ». A partir de 2005, Frédéric Sanchez a pris des responsabilités nationales à la CGT. « J’aurais du remplacer Philippe Martinez dans deux ans, mais les récents événements internes à la confédération ont modifié ce calendrier », confie-t-il.

« Dans la Loire, on a fracassé la plupart des nos fleurons, mais il reste un potentiel intéressant et une fibre industrielle. On n’a malheureusement plus d’entreprises métallurgiques de plus de 500 salariés », déclare le patron de ce secteur à la CGT, en tête aux élections professionnelles dans l’Hexagone, avec 30 % des voix. Il souligne la « fragilité » des nombreuses implantations à capitaux étrangers. « Certains comme les Allemands ont des réflexes protectionnistes en rapatriant chez eux les productions à forte valeurs ajoutée. Les donneurs d’ordres n’étant plus nationaux, il est difficile d’imposer une orientation industrielle », déclare-t-il, insistant sur la « nécessité d’une Europe sociale forte, avec des ambitions industrielles ».

Frédéric Sanchez se déclare « inquiet de nouvelles pertes massives d’emplois comme en a connu l’automobile ces dix dernières années. Notre fédération, qui place la jeunesse au premier rang de ses priorités, propose de mettre l’accent sur des projets alternatifs pour maintenir et développer l’emploi, comme la Mecanic Valley ou dans le domaine de l’imagerie médicale avec la fédération de la santé ». Partisan du développement de l’apprentissage et de la semaine de 32 heures, il veut aussi « lutter contre les actes de répression syndicale et les souffrances liées aux dégradations des conditions de travail ».

Denis Meynard

© Denis Meynard

 

Frédéric Sanchez a occupé de multiples responsabilités dans la métallurgie depuis quinze ans



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