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Frédéric Brouillaud, la Chorale de Roanne comme défi

Loire le 16 octobre 2015 - Aline Vincent - Sports - article lu 499 fois

Frédéric Brouillaud, la Chorale de Roanne comme défi
Aline Vincent - Il faut veiller a mieux communiquer et être transparent

Frédéric Brouillaud vient d'attaquer sa 2e saison aux rênes du club phare du sport roannais, Chorale Roanne Basket, après une première saison 2014/2015 à hauts risques. [Mise à jour : En raison de l'absence de résultats sportifs, son club s'est séparé de Frédéric Brouillaud lundi 16 octobre ]

Frédéric Brouillaud est arrivé à Roanne en 2004 avec l'accent qui chante du sud-ouest. Il quittait cette année-là le Lot-et-Garonne pour remplir la fonction d'assistant de l'entraîneur Jean-Denys Choulet. Avec ce coach charismatique, ils vivront le retour du club à ses heures de gloire avec en 2007 le titre de champion de France et la victoire de la Semaine des As. Suivront en 2008 la finale du championnat de France, en 2009 la demi finale de la Semaine des As. Même chose en 2010 avec en plus la demi finale à l'Euro Challenge.

Après le départ de Jean-Denys Choulet en 2011, puis de son remplaçant Luka Pacevic en 2014, Fred Brouillaud se sent prêt à prendre la responsabilité du club. « J'avais acquis l'expérience, j'avais les contacts, ça levait pas mal de doutes... » Le club roannais en cette fin de saison 2013/2014 n'est pas un cadeau. Le défi est élevé. Le club descend en Pro B et le déficit atteint 700 000 €. Les dirigeants se battent pour mettre en place les solutions. Il est auditionné au même titre que d'autres candidats. Après 2 heures d'entretien, son projet l'emporte. Il passe de la pénombre à la lumière. Il a 35 ans.

La première partie de saison engrange de bons résultats, puis les blessures s'enchaînent. L'état des finances ne permet pas de parer à ces aléas du sport de haut niveau. « Le public s'est trop emballé au vu du début de saison. A nous de mieux gérer la communication », analyse-t-il. Aujourd'hui, il part d'une page blanche. Son optique pour cette saison : « stabiliser le club, redonner confiance aux partenaires et supporters. Ce serait mentir de dire qu'on vise la Pro A cette saison. L'objectif est encore cette année d'aller aux play offs et de se classer dans les premiers. Une ambition tenable avant de revenir au plus haut niveau. Nous manquons de puissance financière pour investir dans davantage de joueurs expérimentés, mais nous misons sur nos jeunes ». 

Les espoirs, un domaine qu'il connaît bien pour avoir construit son expérience auprès d'eux lorsqu'il a débuté sa carrière en Gironde où il a grandi, puis dans le Lot-et-Garonne. Il faut dire qu'il a baigné dans le sport dès sa naissance et qu'il a toujours voulu travailler dans cet univers. Il suit partout son grand-père, décathlonien, licencié pendant 60 ans de la Fédération française d'athlétisme. Sa grand-mère s'occupe de l'ASPTT de Libourne. Il entend parler licences, entraînements... Il débute par l'athlétisme à 7 ans. Il remporte le titre de vice-champion d'Aquitaine de saut en longueur avant de s'orienter vers le basket à l'adolescence. Il joue à Tresses, petit village près de Bordeaux, puis à Lormont tout près, en championnat National. L'année du bac. Il a opté pour la filière « industrie graphique ». Cette connaissance du monde de l'informatique lui sera précieuse plus tard dans ses fonctions, notamment auprès de Jean-Denys Choulet. Le binôme a été l'un des premiers en France à exploiter l'analyse informatique pour coacher des équipes sportives.

« J'allais partout où il fallait aller »

C'est le dispositif Emploi Jeune qui va lui mettre le pied à l'étrier. « J'étais bien décidé à m'en servir pour me former. C'était un moyen pour les clubs et centres de formation d'embaucher des jeunes à moindre coût. » Bonne pioche. Cette rampe de lancement l'amènera à gravir tous les échelons jusqu'au brevet d'Etat d'entraîneur obtenu du premier coup à 24 ans. Auparavant, il a débuté par l'encadrement des jeunes, l'animation et l'organisation générale de clubs. « J'aime les projets pris dans leur ensemble ».

L'autre opportunité viendra du « Temple sur Lot » sur la commune du même nom. L'important centre omnisport, base de plein air, est dédié aux stages de remise en forme des sportifs de haut niveau, toutes disciplines, évoluant en équipe de France. C'est aussi un vivier de basket. Le centre recrute un animateur sportif. Il y côtoie les bonnes personnes. Elles lui mettent le pied à l'étrier. « J'étais dans mon élément. » Il s'engage parallèlement au niveau départemental, notamment au sein de la commission technique. Tous les dimanches matins il sillonne les routes, s'investit dans la formation. « J'étais partout où il fallait aller ! »

Lorsque Pascal Sanchez, autre figure du basket lot-et-garonnais ouvre un centre de formation et de perfectionnement départemental à Agen, il le rejoint. Un vrai projet collectif autour de la Pro B, de la N2 et des cadets et minimes en championnat de France. C'est par le biais d'un cadet d'origine roannaise, David Ramsayer, que le contact avec Raphaël Gaume, responsable du centre de formation de la Chorale de Roanne, s'établit. La Chorale cherche un assistant coach. Un nouveau challenge.

Aline Vincent

Date : l'intégration du « Temple du Lot », le déclencheur du reste de ma carrière

Lieu : Tresses, en Gironde, le village où j'ai mes racines

Personnage : mon grand-père Georges

Ambition : continuer à vivre de ma passion

Phrase : « Restez calmes et déterminés ! »



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