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Francois Michelin, très capitaliste et très chrétien, malgré… tout.

le 20 mai 2015 - Arnaud DE JUBECOURT - Société - article lu 29 fois

Francois Michelin, très capitaliste et très chrétien, malgré… tout.
michelin

Un mois après la disparition de François Michelin (29 avril dernier) les hommages n'en finissent pas de pleuvoir. Patron « on ne peut plus patron » fustigeant parfois l'Etat ou les syndicats, frisant parfois la faillite et plusieurs fois amené à licencier, paternaliste et vieux jeu, privilégiant son fils, exigeant, parfois provoquant, il aurait pu subir comme d'autres des critiques mais a eu pourtant droit à un respect quasi unanime.

Certes sa réussite est finalement éclatante : son entreprise est devenue en une génération leader mondial, tout en maintenant ses activités industrielles en France, et même en « province », loin des axes majeurs de circulation : une prouesse. Mais le respect s’ancre sur autre chose et provient davantage de sa personne que de sa réussite.

Plein de bon sens, de distanciation, de sagesse, se méfiant de la gloire et de l’argent comme des influences, du politiquement correct, des media et des modes, il pouvait parler avec les grands comme avec les humbles et garder le contact avec les réalités les plus prosaïques. On le qualifie de discret, de modeste, d’honnête.

En lisant les témoignages, on s’aperçoit vite que ses qualités reposent sur ses valeurs.  Et ceux qui le connaissent un peu le savent : ses valeurs reposent sur sa foi. Une fois apparemment bien ancrée : éduqué pieusement par sa tante et sa grand-mère, cet orphelin à dix ans n’a jamais abandonné ses convictions, malgré 44 ans de pouvoir, malgré la gloire et la fortune, malgré les coups tordus qui n’ont pas manqué de se produire dans ce monde d’affaires, d’ambitions et d’argent. Malgré les chagrins aussi, parfois immenses : certains étaient anciens, d’autres plus récents comme le décès de son fils en 2006, (double peine car il était aussi son successeur apprécié) puis de la femme de son fils, en 2011, qui laissa 6 orphelins : certains avaient l’âge que François Michelin avait quand il fut lui-même orphelin…

Evidemment triste comme tout un chacun, il est malgré tout resté droit, libre et confiant en Dieu. A méditer, car y a-t-il meilleur croyant que celui qui croit, « malgré... tout »?



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