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Franck Descours, la tête de liste du FN à Saint-Chamond, remis en liberté

Loire le 13 mars 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 1072 fois

Franck Descours, la tête de liste du FN à Saint-Chamond, remis en liberté
La banderole déployée devant le commissariat central de Saint-Etienne

Franck Descours, la tête de liste du Front national aux municipales de Saint-Chamond, soupçonnée d'avoir tenté de se soustraire à un contrôle de police, a été remis en liberté jeudi soir.

Ce cuisinier de 22 ans, qui était en détention depuis près de 48 heures, sera présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne le 7 mai, a indiqué le procureur de la République de Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld.

La demande de maintien en détention de Franck Descours, effectuée par le parquet de Saint-Etienne, dans l’attente d’une possible comparution immédiate vendredi, « a été rejeté par le juge de la détention et des libertés », a pour sa part déclaré l’avocat du candidat à la fonction de maire de Saint-Chamond. Me François Heyraud a précisé que « le JLD (juge des libertés et de la détention, NDLR) n’a pas non plus suivi la réquisition de placer mon client sous contrôle judiciaire ».

Franck Descours comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne le 4 mai pour plusieurs chefs dont « violence avec arme par destination (sa voiture, NDLR) sur personne dépositaire de l'autorité publique », « refus d’obtempérer », « rébellion », et « infraction à la réglementation routière ».

L'affaire a commencé mardi vers 23 h, lorsqu'un équipage de la brigade anti-criminalité envoyé pour le braquage par deux hommes armés et cagoulés d'une station service a tenté de contrôler Franck Descours, « car sa description pouvait correspondre à celle d’une personne recherchée », selon le parquet stéphanois. Le jeune homme aurait paniqué et pris le volant de sa voiture à bord de laquelle se trouvaient trois colistiers pour échapper à la police, faisant plusieurs embardées.

Selon l'un des colistiers, lui-même policier, le petit groupe de candidats venait de coller ses affiches de campagne dans une zone semi-rurale de Saint-Chamond, lorsqu’il a vu plusieurs hommes en civil descendre d’une automobile banalisée et se diriger vers eux.

« Nous étions accompagnés de deux femmes. Il a eu sa vitre conducteur fracassée par ce qui s’avérera par la suite être une lampe torche lancée par un policier et a paniqué en se rappelant une agression dont on avait été victimes en collant des affiches quelques jours auparavant. »

« Une des passagères a elle-même appelé police secours pour signaler qu’ils étaient poursuivis par une voiture (…) c’est là qu’on leur a indiqué qu’il s’agissait de policiers et comme ces derniers ont ensuite actionné leur gyrophare, il s’est arrêté de lui même après une course poursuite dans les rues de Saint-Chamond », a de son côté déclaré Sophie Robert, la présidente de la Fédération FN de la Loire. D'après le parquet, les policiers ont clairement décliné leur qualité à plusieurs reprises, en vain.

Jeudi après-midi, la quinzaine de membres du Front national, dont Sophie Robert, qui étaient installés depuis la veille au soir devant l’Hôtel de police de Saint-Etienne, avec une grande banderole « Libérer Franck », ont levé le camp. Alors que Marine Le Pen doit s’exprimer vendredi matin en direct sur France Bleu Saint-Etienne Loire à propos de cette affaire, le député européen Bruno Gollnisch, membre du bureau politique du Front national, a déclaré dans un communiqué : « Cet acharnement est proprement scandaleux. Il constitue une tentative d’intimidation à l’égard d’un candidat à la mairie (NDLR : de Saint-Chamond) parfaitement honorable, citoyen exemplaire, travailleur, qui n’a jamais fait l’objet de poursuites judiciaires et n’avait jamais eu affaire à ce jour aux services de police. A qui fera-t-on croire que, candidat à la mairie, il aurait délibérément choisi de foncer sur des policiers ? »

Denis Meynard

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