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France Alzheimer se régionalise

Loire le 05 décembre 2015 - Louis Pralus - Actualités - article lu 58 fois

France Alzheimer se régionalise
Louis Pralus - MM. Lachize (à gauche), Jaouen (au centre), Lathuilière

Le président national de France Alzheimer a tenu à Roanne une réunion des associations Alzheimer départementales de Rhône-Alpes-Auvergne. Il installe, à titre de test, l'échelon régional Alzheimer.

Jusque là il n'existe que les associations Alzheimer départementales et locales. Joël Jaouen, président national, veut tester en Auvergne-Rhône-Alpes  et Pays de Loire, un échelon régional. Ce serait utile pour le lobbying, les formations, les soutiens et aides aux secteurs plus petits et plus démunis comme le Cantal.

La Loire possède une antenne par arrondissement : Saint-Etienne, Montbrison, Roanne et une nouvelle antenne à Pélussin. Elle compte une trentaine de bénévoles et 323 adhérents mais seulement 30 % des personnes aidées adhèrent. « On ne veut pas reconnaître la maladie, on ne veut pas le dire autour de soi », constate Bernard Lathuilière, responsable local de Roanne et administrateur national. Il est rappelé qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un proche atteint d'Alzheimer pour adhérer à l'association.

La présence sur le terrain, les missions sociales sont indispensables. Aussi l'antenne roannaise va-t-elle consacrer 10 000 € pour la médiation animale et les après-midis festifs avec sortie pour les malades en Ehpad.

Daniel Lachize, président départemental, déplore le manque de bénévoles à Saint-Etienne où il souhaite ouvrir un café-mémoire dès que ce sera possible. J. Jaouen,  à l'origine de cette animation,  se réjouit qu'il en existe  80 en France, ouverts à tous ; c'est pourquoi ils sont dans un lieu public.

Mais si le président national se réjouit de l'extension des cafés-mémoire, il s'inquiète en revanche du plan des maladies neuro-dégénératives, qui a succédé au plan Alzheimer et qui englobe maintenant les maladies Alzheimer, Parkinson et sclérose en plaques. L'enveloppe qui l'accompagne est de 470 M€ à partager en trois alors qu'elle était de 1 Md€ et pour la seule maladie Alzheimer. Ce plan énumère des mesures jugées prioritaires. Parmi celles-ci le président de France Alzheimer en souligne quelques-unes : l'évaluation des besoins, le développement des équipes spécialisées Alzheimer dans les Ehpads ou autres organismes, l'extension des pôles d'activités de soins adaptés comme l'accueil de jour, le développement des « maïa », dispositif pour gérer les cas difficiles Alzheimer.

Louis Pralus



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