Fermer la publicité

Fraisses, « entre ville et campagne »

Loire le 20 mars 2015 - Florence Barnola - Agglomération stéphanoise - article lu 366 fois

Fraisses, « entre ville et campagne »
ville de Fraisses - Fraisses entre ruralité et urbanisme

Voisine de la Haute-Loire au sud, Fraisses longe la rivière Ondaine au nord nichée dans sa vallée urbanisée tout en goutant à la ruralité des Gorges de la Loire dont elle marque la limite. Anciennement industrielle, la commune est aujourd'hui résidentielle proche des grands axes.

La commune date de 1794, année où Fraisses prend son indépendance vis-à-vis de Firminy. Elle tire son nom du latin « fraxenum » signifiant « frêne ». Au Moyen-Age cette terre dépendante de la vaste baronnie de Cornillon avait une imposante forêt de frênes qui occupait le flan de ses collines. Cette arbre était précieux car son bois, souple et dur, était utilisé pour la fabrication de manches d’outils, de timons, de tonneaux, de meubles et ses feuilles servaient comme fourrage d’appoint. 

Au fil du temps, Fraisses faite de plusieurs hameaux forme une parcelle de Firminy dont elle est séparée par les rivières de l’Ondaine et de la Gampille. La Révolution en fait une « commune de plein droit ». Elle dépendra de la paroisse appelouse jusqu’en 1865, date de la construction de son église. La ville va s’accroître durant la fin XIXe et jusqu'à la moitié du XXe siècle grâce à l’industrie métallurgique.

Aujourd’hui le slogan de la commune est « Entre ville et campagne ». La cité côtoie Firminy l’urbanisée, Unieux ainsi que les bucoliques Saint-Paul-en-Cornillon et Saint-Ferréol-d’Auroure. Le point le plus culminant fraissilou est le hameau de la Rivoire limitrophe avec Saint-Ferréol installée derrière la forêt de la Gonière, fraissillouse.
« Notre commune est rurale avec de nombreuses PME. Il y fait bon vivre avec un centre ville qui se développe », présente fièrement Joseph Sotton, le maire de Fraisses qui en est à son troisième mandat. Des travaux ont été effectués depuis 20 ans dans le centre-ville, ils se poursuivent arrivant à terme. « C’est la quatrième tranche. Jacques Mounier (ancien maire, NDLR) avait fait la première et nous avons fait les suivantes. » Pour réhabiliter le centre de la commune, des immeubles ont été démolis laissant place à 2 000 m2 de terrains. Deux immeubles y prendront place. Celui à vocation sociale vient de finir de se construire, l’autre, du logement privé, voit ses travaux démarrer en 2015. La place Jean Rist va aussi se refaire une beauté et sera réaménagée dès juillet prochain avec le concours de Saint-Etienne Métropole au titre des Equipements communautaires multi-locaux (ECM).

Fraisses garde une empreinte de son passé métallurgique tout en évoluant

La mairie va être également rénovée pour mieux recevoir le public. Sa dernière rénovation partielle remontait à 1987. A sa construction, en 1880, elle n’était pas un hôtel de ville mais était destinée à loger les ingénieurs des usines Holtzer. L’entreprise était propriétaire des lieux tout comme le château Dorian construit en 1868 et imaginé par l’architecte Leroux pour l’une des grandes figures politiques du bassin : Pierre Frédéric Dorian, beau-frère et associé de Jules Holtzer. La maison municipale se trouvait alors dans l’actuelle école Jean Zay.
Les usines Holtzer et Verdié dès le Second Empire ont contribué à l’urbanisme de la commune. Au XXe siècle, les premières cités-jardins de la commune, encore visible aujourd’hui, doivent leur influence alsacienne aux origine de la famille Holtzer. 
De l’industrie, la commune garde deux zones industrielles : la zone du parc (s’étalant sur l’ancienne propriété de Creusot Loire démantelé en 1984) et une plus grande, la Périvaure.
Fraisses au XXIe siècle est une cité résidentielle dont le tissu associatif dense souligne le bien vivre ensemble. Le sport reste une valeur importante. Chaque année, Les Trophées des sports de la municipalité récompensent les meilleurs sportifs. «  Cela tourne à plein régime. On a une équipe qui joue en Nationale 3 au basket, on a du badminton, du foot, du judo, du vélo… On a deux grands gymnases et un stade homologué …»

Florence Barnola
 

Population :  3861 habitants
Gentilé : Les Fraissillous(e)
Altitude : de 425 à 700 m
Superficie : 465 ha
Intercommunalité : Saint-Etienne Métropole
Personnalités : Jérémie Janot, Pierre-Emerick Aubameyang
Scolarité :  2 maternelles et 2 primaires publiques



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide