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Frédéric Clerico parie sur la filière agroalimentaire

Rhône le 15 avril 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 796 fois

Frédéric Clerico parie sur la filière agroalimentaire
Pour célébrer ses 20 ans d'existence, l'IFRIA - Institut de formation régionale des industries alimentaires - a organisé un séminaire de trois jours. L'occasion pour les professionnels du réseau national d'échanger sur l'évolution d'un secteur en pleine expansion. Le point de vue de Frédéric Clerico, directeur de l'IFRIA Rhône-Alpes.

Après 12 ans d’activité chez Haribo à Marseille, suivis de 18 mois à l’OPCA (organisme paritaire collecteur agréé), Frédéric Clerico rejoint l’IFRIA en septembre 2011 dans le cadre de la charte IAA de coopération des industries agroalimentaires.

Ce dispositif de l’Etat est destiné à lancer des actions de formations et de compétences au profit des industries. Premier institut du réseau national à voir le jour, l’IFRIA Rhône-Alpes a ainsi été créé en 1993 sous l’impulsion du groupe Danone et des organisations professionnelles, dans le but de doter les industries alimentaires d’une filière de formation et de permettre à des jeunes sortis du système scolaire d’obtenir un diplôme et un emploi.
Depuis vingt ans, cet organisme répond aux besoins des entreprises et prépare les apprentis à des métiers reconnus dans le secteur agroalimentaire. « Ce besoin est toujours d’actualité et concerne notamment les métiers de production, de conducteurs de machines et de lignes », explique Frédéric Clerico.
Le CFA de l’IFRIA a, dès son ouverture, proposé des formations pour ces professions en recherche permanente d’employés qualifiés. Il prépare aux différents diplômes de CAP d’IAA qui mènent aux métiers d’ouvrier de fabrication des produits alimentaires, d’ouvrier polyvalent de travail industriel des viandes et d’ouvrier de conduite de machines automatisées agroalimentaires, et de bac pro de pilotage de systèmes de production automatisée et de bio-industries de transformation. Le choix d’un CFA hors les murs tient à Antoine Riboud qui voyait, par ce biais, un rapprochement entre le monde de l’école et celui de l’entreprise. Mais il a également permis à l’IFRIA d’être immédiatement opérationnel et surtout, il répondait aux besoins des entreprises sur les territoires.
Cet effet d’amorce a donné un véritable élan au réseau national d’IFRIA, implanté dans dix régions françaises en l’espace de six ans. Depuis leur création, ces onze organismes au statut associatif commun ont déjà formé plus de 11 000 apprentis, du CAP au diplôme d’ingénieur, en fonction des spécificités régionales. A Lyon, l’opportunité de mettre en place une licence pro maintenance des systèmes industriels est envisagée en partenariat avec l’université Lyon I.
Chaque année, l’IFRIA Rhône-Alpes forme une centaine d’apprentis, dont 35 % de filles, qui trouvent facilement un emploi après l’obtention de leur diplôme. Frédéric Clerico est convaincu de l’avenir de la filière agroalimentaire : « Le dispositif de formation est loin de combler les besoins du secteur. En Rhône-Alpes, ceux-ci sont de 600 à 800 recrutements par an, qui sont souvent pourvus par des intérimaires. L’agroalimentaire offre de vrais débouchés. C’est un secteur porteur d’avenir qui a bien résisté à la crise. Il  crée des emplois et pourtant demeure peu attractif.  Il propose de réelles opportunités avec des perspectives d’évolution ».
Ce sujet d’actualité était au cœur des débats lors du séminaire organisé du 26 au 28 mars dernier et qui marquait le vingtième anniversaire de la naissance du premier IFRIA à Lyon. La réforme de la formation professionnelle et de la collecte de la taxe d’apprentissage ainsi que la lutte contre l’illettrisme, qui touche 15 % des salariés de l’agroalimentaire, ont également soulevé de nombreuses questions. Des objectifs ambitieux ont été fixés, comme celui de former plus de 150 000 alternants d’ici à 2017, soit plus de 10 000 contrats de professionnalisation et d’apprentissage supplémentaires chaque année. Un défi que Frédéric Clerico est prêt à relever en dépit d’inquiétudes financières dues essentiellement à la chute de la répartition de la taxe d’apprentissage.

A. G.-P.



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