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IRT, le pont public - privé

Isère le 23 octobre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Sciences, Santé, Environnement - article lu 56 fois

IRT, le pont public - privé
Caroline Thermoz-Liaudy - Thierry Mandon avait fait le déplacement au forum IRT de Grenoble

Lors du forum national des IRT (Instituts de recherche technologique), qui se tenait à Grenoble le 13 octobre, le secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur et à la Recherche, Thierry Mandon, avait fait le déplacement. Mais les IRT gardaient ce jour-là, les rôles principaux...

A l’occasion de ce troisième forum, les huit structures IRT françaises étaient réunies au sein d’un « village ». Parmi eux, l’IRT Nanoelec de Grenoble, lancé en avril 2012,  porté par le CEA à travers l’institut Léti, qui développe la nanoélectronique et assure la diffusion des TIC. A Grenoble, il dispose de 400 M€ de budget (période 2012-2019), 180 collaborateurs et 115 partenaires publics et privés qui participent à l’élaboration d’une trentaine de projets en cours.

Nanoélec s’est fixé trois défis à relever : développer une R&D au meilleur niveau mondial  pour intégrer les technologies 3D et photonique sur silicium avec les « grands instruments » présents sur la presqu’île (Synchrotron, ILL), développer les nouveaux objets connectés, et mettre en place de nouveaux modules de formation pour satisfaire les besoins des futurs acteurs économiques. Bien qu’ils aient tous une spécificité, les IRT de France ont un but commun : rapprocher les acteurs de la recherche publique et  les industriels, en associant des  établissements de recherche, des PME et des grands groupes. Huit IRT ont été créés. Chacun a des activités de recherche appliquée et va jusqu’à la réalisation de prototypes industriels. Au total, 182 projets  de recherche ont été lancés, 1 144 collaborateurs associés, 50 équipements et plateformes  mobilisés  et 2,4 Md€  budgétisés d’ici 2020.

Didier Louis, de l’IRT Nanoelec explique la genèse : « c’est une initiative de l’ancien président de la République qui avait décidé de mettre de l’argent dans le Plan d’investissement d’avenir, de manière à inciter le développement entre les laboratoires de recherche et les industriels. L’objectif final étant que les industriels utilisent la recherche pour créer de l’emploi industriel. » C’est pourquoi, afin de rendre accessible l’excellence de la recherche française aux entreprises, ont été identifiés les endroits où, en France, un écosystème de partenaires industriels et académiques pouvait développer des thématiques pour en faire bénéficier des acteurs locaux.

Caroline Thermoz-Liaudy
 



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