Fermer la publicité

Formation /Philippe Meirieu : « Elargir l’horizon … »

Isère le 18 septembre 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 392 fois

Formation /Philippe Meirieu : « Elargir l’horizon … »
Eric Piolle, Maryvonne Boileau et Philippe Meirieu (D.R.)

Philippe Meirieu, vice-Président du Conseil régional, délégué à la Formation tout au long de la vie, a rencontré le 16 septembre dernier les conseillers de la mission locale de Grenoble.

Il était accompagné du maire Éric Piolle, et de Maryvonne Boileau, présidente de la Mission locale. L’élu régional a profité d’un après-midi d’échanges, pour aborder la question de la formation professionnelle. « Je suis venu travailler et réfléchir avec les conseillers de la mission locale sur les difficultés que rencontrent les jeunes, et sur la manière de les orienter. Il y a un nombre important de jeunes qui décrochent, ou qui ne trouvent pas de formation ou de travail, et qui ne sont plus motivés. Il faut les remobiliser, leur donner le goût de s’engager dans une formation. En Rhône-Alpes il y a 40 000 jeunes (16-25 ans), hors formation et hors travail. C’est près d’un jeune sur dix.» Une mission évidemment compliquée par la situation de crise, avec un nombre d’emplois qui n’augmente pas, et des budgets diminués. Ce n’est pourtant pas un constat d’échec pour l’élu régional qui rappelle qu’à leur création, les missions locales devaient être provisoires. « Plus qu’un aveu d’échec, c’est un aveu d’exigence. On pourrait croire que ces jeunes finiront par rentrer dans le rang et être résigné, mais on ne veut pas de jeunes sur le bord de la route, donc on est attentif  à les mettre sur les rails. »
Pour agir la région dispose « d’outils techniques, des prestations de bilan, des stages, des formations de compétences…Mais nous avons aussi besoin de l’engagement des personnes (des missions locales) qui doivent suivre les jeunes, et être attentifs aux situations lourdes. Je suis aussi là pour les écouter car les propositions de la région ne peuvent pas être élaborées dans un bureau de Confluence à Lyon. Il faut les élaborer à partir de ce que nous renvoient les conseillers de mission locale. »
Pour Philippe Meirieu, le problème principal reste que les jeunes sous-estiment les possibilités. « Ils ont peu d’idées en terme de métiers possibles. L’enjeu majeur de l’orientation s’est d’élargir l’horizon. »

Caroline Thermoz-Liaudy



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide