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Formation - Afimab : 20 ans sur l'artisanat

Loire le 11 décembre 2014 - Louis Pralus - Immobilier et BTP - article lu 669 fois

Formation - Afimab : 20 ans sur l'artisanat
Les stagiaires ayant reçu leur CAP (D.R.)

Afimab s'organise en 1997 avec Pierre-Noël Villemagne, plombier, qui  devient président.

Ils sont une quinzaine de candidats que les artisans forment eux-mêmes. Les statuts changent en 1998 pour que la Capeb et la chambre de métiers soient membres de droit. Deviennent  présidents : Jean-Luc Lapendrie, plombier-zingueur à Commelle-Vernay, de 2000 à 2012 puis Christophe Colombat, carreleur au Coteau, depuis 2012. L'Afimab a aujourd'hui deux sites, Roanne et Feurs ; 8 salariés : le directeur Thierry de Cockborne, 5 formateurs (carreleur-maçon, plaquiste-peintre, électricien, plombier-chauffagiste, matières générales), une coordinatrice, une secrétaire-comptable. En 2013 elle a assuré 45 503 heures de formation en 201 parcours : 85 % demandeurs d'emploi,  15 %  salariés.

En 20 ans elle a mis en place près de 2 000 parcours de formation. Depuis 20 ans, l'Etat puis la Région Rhône-Alpes, Pôle emploi et les entreprises locales font confiance à Afimab en finançant des formations pour la professionnalisation des demandeurs d'emploi et des salariés du bâtiment. En 2013, 23 CAP et 23 titres professionnels délivrés dans les métiers suivants  : 13 installateurs thermiques, 11 électriciens,  six plaquistes, six peintres, 10 maçons.

Malgré le rôle irremplaçable que joue Afimab dans le secteur des métiers une grande crainte se fait jour pour son avenir.  Le président Colombat  explique : « on veut s'investir pour le territoire, on est dans l'économie sociale et solidaire. On a deux ressources : les entreprises avec le fonds de formation et  la région et pôle emploi. On a dû se regrouper avec les Compagnons du devoir et la chambre de métiers pour les appels d'offres mais en mars que deviendra Afimab, on ne le sait pas. » Thierry de Cockborne confirme cette crainte. « Tous les trois ans on est inquiet pour les renouvellements d'appels d’offres de la région et Pôle emploi. Aujourd'hui, on n'a plus qu'une chance sur trois d'être élu, les pouvoirs publics ne font  plus qu'un lot sur la Loire . Si on n'était pas retenus ce serait des licenciements, des formations qui disparaitraient... »

Louis Pralus



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